MAROC
11/05/2015 12h:34 CET | Actualisé 11/05/2015 13h:36 CET

Le CSE se prononce contre l'enseignement en arabe dialectal marocain

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RÉFORME - Le quotidien Akhbar Al Yaoum a publié en exclusivité, dans son édition du lundi 11 mai, les principales conclusions du dernier rapport du Conseil supérieur de l'éducation (CSE). On fait le point.

Les langues de l'enseignement

Alors que le débat sur l'enseignement en darija bat son plein, "les défenseurs de l'arabe au sein du Conseil" ont eu le dernier mot, d'après le journal arabophone qui cite une source au sein du CSE. Cette dernière se désole de "constater qu'ils ont politisé et 'idéologisé' le débat, alors que la proposition relative à l'enseignement en darija était pragmatique".

Pour l'enseignement primaire, le conseil a donc préconisé l'apprentissage en arabe classique, sans toutefois négliger la langue française. Il a également mis l'accent sur la nécessité de donner toute sa place à l'amazigh, sous forme d'initiation orale durant les deux premières années du primaire, puis, d'apprentissage de l'écriture amazighe (Tifinagh) dès le CE3.

La langue anglaise, elle, devra être enseignée dès la quatrième année du primaire, selon le rapport du conseil d'Azziman.

La gratuité de l'enseignement

Le CSE estime que l'Etat doit être "garant de la gratuité de l'enseignement" à qui il incombe de "financer, en majeure partie, l'enseignement". Des recommandations qui font écho aux inquiétudes émises par l'ONU qui considère que l'enseignement privé au Maroc "a conduit au renforcement des inégalités dans la jouissance du droit à l’éducation".

Présentant une stratégie de réforme s'étendant de 2015 à 2030, le rapport comporte plus de 1.000 recommandations sur 22 thématiques. Il sera présenté au roi cette semaine, une fois voté lors de l'assemblée générale du CSE, mardi ou mercredi.

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