ALGÉRIE
10/05/2015 10h:09 CET | Actualisé 10/05/2015 10h:09 CET

Le Premier ministre turc visite un tombeau historique en Syrie

Wikimedia Commons

Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu s'est rendu dimanche en territoire syrien sur un tombeau historique déplacé à la suite d'un raid de l'armée turque en Syrie en février, ont annoncé ses services.

La visite, qui n'avait pas été annoncée, est la première d'un dirigeant politique turc sur la nouvelle tombe de Souleïmane Shah, le grand-père du fondateur de l'empire ottoman Osman 1er. Le tombeau est situé du côté syrien à juste 200 mètres de la frontière.

M. Davutoglu s'est aussi rendu auprès des soldats turcs qui gardent la tombe près du village d'Eshme, non loin de la ville de Kobane.

En février, plusieurs centaines de militaires turcs avaient effectué une incursion sans précédent à 37 km à l'intérieur du territoire syrien où était situé le tombeau considéré comme placé sous souveraineté turque et gardé par un détachement de soldats turcs.

L'opération visait à mettre la dépouille de Souleïmane Shah en sécurité car elle se trouvait dans une zone tenue par le groupe Etat islamique.

Le chef d'Etat-major des armées, le général Necdet Ozel, et d'autres responsables militaires s'étaient rendus en mars sur la nouvelle tombe.

Le tombeau de Souleïmane Shah, qui serait mort en 1236, est considéré comme faisant partie du territoire turc selon un traité conclu en 1921 entre les autorités turques et la France, qui contrôlait alors la Syrie placée sous son mandat.

La visite du Premier ministre intervient alors que les spéculations se multiplient sur la possibilité d'une intervention militaire d'Ankara en Syrie, un pays en proie à la guerre civile depuis quatre ans et dont près de deux millions de ressortissants sont réfugiés en Turquie.

Des membres de l'opposition ont évoqué cette hypothèse cette semaine, estimant que le parti au pouvoir, l'AKP, pourrait lancer une opération en Syrie pour en bénéficier aux élections législatives prévues le 7 juin.

M. Davutoglu a cependant démenti ce weekend ces supputations qu'il a qualifiées de mots creux.

Non, la situation actuelle ne nécessite pas une implication de la Turquie, a-t-il à des journalistes.

Il devait participer dimanche à un rassemblement électoral dans la ville de Sanliurfa, dans le sud-est de la Turquie, près de la frontière syrienne.

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