ALGÉRIE
09/05/2015 09h:46 CET | Actualisé 09/05/2015 09h:46 CET

La coalition arabe bombarde l'aéroport de Sanaa

An airport official uses his mobile to take pictures of the wreckage of a military transport aircraft destroyed by Saudi-led airstrikes, at the Sanaa International airport, in Yemen, Tuesday, May 5, 2015. A Saudi-led coalition continues to bomb Shiite rebels also known as Houthis and allied forces across the country. The airstrikes campaign, which began on March 26, and the ground fighting have killed hundreds and displaced at least 300,000 Yemenis.  (AP Photo/Hani Mohammed)
ASSOCIATED PRESS
An airport official uses his mobile to take pictures of the wreckage of a military transport aircraft destroyed by Saudi-led airstrikes, at the Sanaa International airport, in Yemen, Tuesday, May 5, 2015. A Saudi-led coalition continues to bomb Shiite rebels also known as Houthis and allied forces across the country. The airstrikes campaign, which began on March 26, and the ground fighting have killed hundreds and displaced at least 300,000 Yemenis. (AP Photo/Hani Mohammed)

La coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite a bombardé samedi l'aéroport international de Sanaa et le bastion des Houthis dans le nord du Yémen. L'opération intervient quelques heures après avoir proposé une trêve humanitaire à partir de la semaine prochaine.

Le tarmac du principal aéroport de la capitale Sanaa aux mains des rebelles Houthis a été visé par deux roquettes, ont indiqué des témoins. L'Autorité de l'aviation civile devait le rouvrir momentanément pour recevoir les aides destinées à la population prise au piège du conflit depuis plus d'un mois.

Frappes critiquées

L'ONU et les organisations humanitaires ont maintes fois critiqué les multiples frappes de la coalition contre l'aéroport. C'est une voie "vitale" selon elles pour transporter les secours dans le pays en proie à toutes sortes de pénuries: nourriture, carburant et médicaments.

La situation humanitaire au Yémen, soumis à un blocus aérien et maritime de la coalition, est jugée "catastrophique" par des ONG et l'ONU. L'Unicef a prévenu que si les restrictions aux importations continuaient, "elles feront plus de morts que les balles et les bombes dans les prochains mois".

Plus de 1400 personnes ont été tuées, des milliers d'autres blessées et autant de déplacées dans le conflit selon l'ONU. La campagne aérienne lancée le 26 mars pour empêcher les rebelles, soutenus par l'Iran, de prendre le contrôle total du pays, n'a pas fait reculer les insurgés même si elle a réduit leurs moyens militaires.

Plus de 800 familles en fuite

Toute la nuit, la coalition a bombardé Saada, bastion des Houthis dans le nord du Yémen situé à la frontière de l'Arabie saoudite, d'où plus de 800 familles ont fui depuis vendredi, selon les agences de presses internationales.

Le village de Marran, d'où est originaire le chef des rebelles, Abdel Malek Al-Houthi, a été visé aussi bien par les frappes aériennes, que par l'artillerie saoudienne de l'autre côté de la frontière. Selon la télévision des Houthis, des dizaines de roquettes se sont abattues sur le village. Le réseau de télécommunications à Saada a été coupé en raison des bombardements.

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