MAROC
08/05/2015 08h:54 CET | Actualisé 08/05/2015 09h:39 CET

Mustapha Ramid n'est pas contre la rupture du jeûne en public pendant le mois de ramadan

Mustapha Ramid: "La rupture du jeûne en public pendant le mois de ramadan est une affaire personnelle"
Mustapha Ramid: "La rupture du jeûne en public pendant le mois de ramadan est une affaire personnelle"

DÉCLARATIONS - "La rupture du jeûne est une affaire personnelle qui ne concerne que l’individu dans sa relation avec dieu". Cette déclaration de Mustapha Ramid, lors d'une rencontre dédiée à l'avant-projet de code pénal, organisée jeudi 7 mai, à Rabat, a surpris l'assistance.

Néanmoins, le ministre de la Justice et des libertés fait remarquer que la question de la rupture du jeûne en public, pendant le mois de ramadan dérange particulièrement les Marocains. Il conseille donc, aux "dé-jeûneurs" de "manger loin des regards".

"L’intervention des autorités se fait pour éviter une réaction violente des citoyens", poursuit-il.

Pour rappel, lors d’une rencontre organisée le 20 avril dernier, Mustapha Ramid avait exprimé son refus de discuter les articles criminalisant la rupture publique du jeûne pendant le mois de ramadan: "Tout est susceptible d'être modifié, sauf les articles concernant la pénalisation des rapports sexuels en dehors du mariage et la rupture publique du jeûne (…) Il s’agit de deux atteintes à l’islam, dans le pays du Commandeur des croyants" affirmait-il.

L’avant-projet du code pénal, rendu public le 1er avril dernier, avait suscité une vague de critiques des internautes et de certaines associations qui avaient dénoncés le caractère "passéiste" des articles de loi qui selon eux ne sont pas "en concordance avec la réalité sociale du Maroc".

L’article 222 du nouveau code pénal prévoit, en effet, une peine de prison "allant de un à six mois et une amende allant de 2000 à 10 000 dirhams, ou l’une de ces deux peines, pour toute personne de confession musulmane qui rompt le jeune en public, pendant le mois de ramadan, sans avoir d’excuse valable".

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