MAROC
08/05/2015 08h:08 CET | Actualisé 09/05/2015 06h:30 CET

Hamid Chabat souhaite que le gouvernement reste en place

Hamid Chabat à Fes
AFP/FADEL SENNA
Hamid Chabat à Fes

VERBATIM - Le parti de l’Istiqlal (PI) change son fusil d’épaule. Après avoir présenté, conjointement aux trois autres partis de l’opposition un mémorandum au roi dans lequel le parti accusait le Chef du gouvernement de biaiser le jeu politique et où il demandait à Mohammed VI d’intervenir pour mettre fin aux agissements de Abdelilah Benkirane, le PI, par la voix de son Secrétaire général plaide désormais "pour la poursuite du mandat gouvernemental malgré ses travers".

À l’École de gouvernance et d'économie (EGE) où il donnait une conférence ce jeudi 7 mai Hamid Chabat n’a pour autant pas, à contrario de Driss Lachgar, écarté la possibilité d’une motion de censure, qui si elle était votée par les 3/5ème du Parlement, entrainerait la démission collective du gouvernement.

Au sujet du mémorandum, le Secrétaire général du PI, arguant d’emblée qu’il n’escomptait pas un arbitrage de Mohammed VI, puisque "l’institution royal ne saurait faire partie de l’affrontement entre partis politiques", a précisé que ce document était un signal envoyé à Benkirane qui selon lui "n’invite pas suffisamment les partis d’opposition à prendre part au débat politique".

À la tribune de l’EGE, Hamid Chabat semblait plus nuancé dans ses propos. Lui, l’adepte des invectives (voir slideshow) assenées comme autant de piques à ses adversaires a fait savoir que "la porte était encore ouverte pour le gouvernement" qui peut encore selon lui "se remettre en question, condamner ses propres fautes" avant de conclure qu’en l’état, l’action gouvernementale lui semblait "risible".

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