MAGHREB
07/05/2015 11h:36 CET | Actualisé 16/11/2015 07h:28 CET

Tunisie - L'expo "Can't Judge A Book By Its Cover": Les livres comme vous ne les avez jamais vus

Tahar Mhamdi

EXPO - Transformer des livres ordinaires en oeuvres d'art. Voilà le défi de Tahar Mhamdi (Tao) et Hassen Saies (Zinga), pour un travail exposé à la Maison de l'image: "Can't Judge A Book By Its Cover", "Ne pas juger un livre par sa couverture".

Malgré son apparence de "collage surréaliste", la conception de ce travail n'est pas aussi facile qu'elle n'en a l'air. La technique utilisée par l'un des artistes, Taher Mhamdi, peintre autodidacte installé en Allemagne, est assez particulière, comme il l'explique au Huffpost Tunisie.

"Tout commence par l'achat de livres dont les contenus marient généralement écriture et image", explique-t-il à propos de ses oeuvres influencées par Picasso, Jean-Michel Basquiat et Antoni Tàpies.

Ce sont toujours de vieux livres d'art, de sciences naturelles ou même de géographie, achetés chez des bouquinistes, avec une belle qualité de couverture et de photos.

Dans les pages d'un livre donné, Tahar repère "les morceaux" qui l'intéressent pour son collage: mots, dessins, photos, cartes géographiques... Ensuite à l'aide d'un cutter, ils effectue plusieurs perforations dans le livre en partant de la couverture, pour atteindre les pages repérées.

Grâce à ce dispositif, "les morceaux" initialement éparpillés sur les centaines de pages d'un livre, s'assemblent pour le spectateur qui se met en face de la couverture et construisent des images figuratives ou abstraites surprenantes.

"Ainsi la couverture d'un livre expose un nouveau sens au spectateur et fait appel à son imagination. Par exemple, il y a un vieux livre photo français sur la Tunisie: les souks, les plages, les palmier, enfin tous les clichés touristiques...Dans une oeuvre intitulée "Rue de l'obscurité", j'ai voulu donner à ce livre une atmosphère dramatique en évoquant par mon collage les naufrages des bateaux des immigrés clandestins", indique l'artiste.

obscurité

Une dernière phase du travail avant de faire la finition à l'aide d'une couche de résine transparente: Tahar "joue avec le feu" littéralement: S'inspirant de toiles du peintre surréaliste espagnol Joan Miró, il brûle certaines parties du livre avec un petit chalumeau, dans le but de "donner quelque chose d'imprévu et d'incontrôlé à l'oeuvre".

L'exposition de laquelle des oeuvres sont montrées ci-dessous, est à voir du 12 au 21 mai à la Maison de l'image à Tunis.

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