MAROC
06/05/2015 13h:21 CET

Bill Clinton à Marrakech: "Améliorer l'action de la société civile, seule manière de lutter contre la violence au Moyen-Orient"

Le discours de Bill Clinton à Marrakech
MAP
Le discours de Bill Clinton à Marrakech

DISCOURS - L'ancien président américain Bill Clinton a insisté mercredi sur le rôle de la société civile dans le développement et la lutte contre les violences à l'ouverture, à Marrakech, de la "Global Clinton Initiative" (CGI).

Ce forum, créé en 2005 par la Fondation Clinton, réunit des leaders des secteurs du privé et du public pour débattre des grands enjeux notamment dans les domaines de l'éducation, de l'emploi, des infrastructures et de l'énergie.

"Le développement des organisations non-gouvernementales est une des meilleures nouvelles du 21è siècle", a déclaré Bill Clinton lors de cette rencontre du CGI, organisée pour la première fois en Afrique.

La seule manière de faire face à la "violence au Moyen-Orient" est d'"améliorer l'action de la société civile" et de tirer partie des "opportunités" offertes par la région, a-t-il ajouté, en allusion aux nombreux conflits qui ravagent la région. "Il y a des problèmes, mais aussi de la richesse" en Afrique et au Moyen-Orient, a-t-il poursuivi.

Pour Bill Clinton, parmi les principaux défis dans la région figurent l'emploi et la santé. "Le taux de chômage est le plus haut du monde et les systèmes éducatifs ne délivrent pas les compétences nécessaires", a-t-il souligné.

De retour d'une visite de neuf jours en Afrique, l'ancien président américain a affiché son ambition pour "un système de santé où il n'y aura plus d'épidémie d'Ebola".

L'objectif de la CGI est de "réunir les gens, entrevoir les opportunités, et résoudre les problèmes", a-t-il également déclaré.

M. Clinton n'a pas évoqué par ailleurs la polémique aux Etats-Unis sur sa fondation caritative, au cœur d'accusations de conflits d'intérêts contre son épouse Hillary Clinton.

L'époux de la candidate déclarée aux primaires démocrates de 2016 pour la présidentielle a récemment nié que les dons d'Etats, d'entreprises ou d'hommes d'affaires étrangers à la Fondation Clinton aient pu influencer les décisions de celle qui fut secrétaire d'Etat de 2009 à 2013.

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