MAROC
06/05/2015 03h:53 CET | Actualisé 07/05/2015 09h:54 CET

Agressions sur les autoroutes: Bilan et préconisations du ministère de l'Intérieur

Agressions sur les autoroutes: Bilan et préconisations du ministère de l'Intérieur
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Agressions sur les autoroutes: Bilan et préconisations du ministère de l'Intérieur

SÉCURITÉ - Le ministre de l'intérieur Mohamed Hassad a annoncé, mardi 5 mai au Parlement, les dispositions qui seront bientôt prises pour faire face aux actes d'agressions sur les autoroutes.

En 2015, "il y a eu 17 agressions dans les autoroutes, dans tout le territoire national", a déclaré le ministre de l'Intérieur, qui a expliqué que "cela signifie qu'il y a une baisse de 35%, comparé à la même période de l'année précédente". Le ministre a ajouté que "15 personnes ont été arrêtées suite à des actes de criminalité ou de délinquance sur les autoroutes".

Mohamed Hassad a annoncé "prendre très au sérieux la problématique". Dans ce sens, "le ministère de l'Equipement pense à équiper les autoroutes de caméras (...) tous les deux kilomètres", a annoncé Hassad, qui ajoute que "nous prévoyons également de grillager la totalité des ponts, et de multiplier les rondes de gendarmerie".

Le directeur général des Autoroutes du Maroc Anouar Benazzouz a toutefois expliqué, lors d'une conférence de presse tenue mardi à Casablanca, qu'il sera "extrêmement difficile d'équiper toutes les autoroutes du royaume de caméras", et que "seules les autoroutes connaissant une grande affluence seront sous vidéosurveillance".

Malgré leur faible fréquence, les agressions dans les autoroutes suscitent parfois la psychose des conducteurs, en raison des importants dégâts qu'ils occasionnent et, parfois, des risques qu'ils posent pour la vie des conducteurs et des passagers. Les témoignages de conducteurs agressés dans les autoroutes sont légion.

En 2014, l'épouse du PDG des laboratoires Bottu Maroc a succombé suite à une hémorragie, après que sa voiture a été caillassée dans l'autoroute Casablanca-El Jadida. En 2013, c'est le secrétaire-général de l'Union marocaine du travail (UMT) et son bras droit, Amal El Amri, qui ont failli laisser leur peau dans l'autoroute Casablanca-Rabat, après avoir subi des jets de pierres.

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