ALGÉRIE
02/05/2015 11h:02 CET | Actualisé 02/05/2015 11h:19 CET

Vingt ans après son assassinat par un militant du FN à Paris, hommage à Brahim Bouaram

Aurélie Lecarpentier pour le Huffpost Algérie

Un hommage a été rendu hier à Paris au jeune Marocain Brahim Bouaram assassiné par des militants d'extrême droite, entre les deux tours de l'élection présidentielle de 1995.

Brahim Bouaram, un Marocain né en 1965, est poussé le 1er mai 1995 dans la Seine à proximité du pont du Carrousel à Paris, par des militants qui participaient à la manifestation annuelle du Front national (FN) en l'honneur de Jeanne d'Arc.

Le fleuve est en crue et le courant assez fort, le jeune marocain se noie.

Jean-Marie Le Pen, patron du FN à l’époque, avait qualifié l’événement d' "accident" et avait déclare plus tard "je regrette qu'un malheureux se soit noyé, mais dans une agglomération de 10 millions d'habitants, ce genre de fait divers peut toujours se produire, ou même être créé à volonté ".

L'accusé principal, âgé de 19 ans au moment des faits avait été condamné le 15 mai 1998 par la Cour d'assises de Paris à huit ans de prison ferme.

En 2003, le maire de Paris Bertrand Delanoë, au nom des citoyens parisiens, a honoré sa mémoire et celle de toutes les victimes du racisme par la pose d'une plaque commémorative sur les lieux du drame.

C'est là où se sont recueillis hier des dizaines de personne en hommage à un homme tué par des hommes animés par la haine de l'autre.

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