ALGÉRIE
01/05/2015 12h:32 CET

Procès de l'autoroute Est-Ouest: le procureur requiert de un à vingt ans de prison

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Dans un réquisitoire de plus de trois heures, souvent confus en raison du nombre important d' accusés, le représentant du ministère public a souligné, ce vendredi 1e mai, qu'il s'agit d'un «scandale de malversations qui ne concerne pas uniquement le projet de l’autoroute est-ouest mais également des projets dans les domaines des transports et de l’hydraulique».

Le représentant du ministère public a énoncé des peines allant d’une année à 20 ans de réclusion à l’encontre des accusés. Il a ainsi requis la peine de 20 ans de prison ferme à l’encontre du principal accusé, l'homme d'Affaire Chani Medjdoub, assortie d’une amende de 8 millions de dinars.

La même peine a été requise à l’encontre de Khelladi Mohamed, l’ex directeur de la direction des nouveaux projets et qui a été derrière la mise en branle de cette affaire, assortie d’une amende de 5 millions de dinars.

Pour Addou Tajeddine, homme d’affaire poursuivi pour association de malfaiteur, corruption, trafic d’influence et blanchiment d’argent, et Hamdane Salim l’ex directeur de la planification poursuivis pour association de malfaiteurs, trafic d’influence, blanchiment d’argent, la perception de cadeaux indus et abus de fonction, le procureur a requis une condamnation de 15 ans de réclusion assortie d’une amende de 8 millions de dinars.

A l’encontre de Addou Sid Ahmed le neveu de Tajeddine, le parquet a requis une peine de 8 ans de réclusion assortie d’une amende de 8 millions de dinars. A l’encontre de ce premier groupe d’accusés, le procureur général a demandé l’application de la période légale de sûreté (période incompressible).

Le représentant du ministère public a demandé une peine de 3 ans de prison ferme à l’encontre du colonel Khaled, de son vrai nom Ouazane Mohamed, poursuivi pour trafic d’influence, corruption, abus de fonction et perception de cadeaux indus.

Pour Mohamed Bouchama, l’ancien secrétaire général au ministère des travaux publics à qui la Cour suprême avait supprimé le délit de corruption, Ahmed Ghazale, l’ex Dg de l’Algérienne de gestion des Autoroutes (AGA), et Ferrachi Belkacem, l’ex directeur de cabinet, le procureur a requis une peine de deux ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de dinars.

Le procureur de la République a enfin requis une amende de 5 millions de dinars contre chacune des sept entreprises étrangères à savoir la japonaise Cojal, la chinoise Citic, la canadienne SM INC, la Portugaise Coba, la Suisse Caraventa, l'Italienne Pizarotti et l’entreprise espagnole Isolux.

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