ALGÉRIE
01/05/2015 15h:02 CET | Actualisé 01/05/2015 17h:02 CET

Sur Alger, les gens ignorent ces sans-abris, lui les photographie

Ils passent inaperçus aux yeux des gens. Ces hommes, femmes, jeunes ou moins jeunes, parents ou enfants abandonnés à leurs sorts, subissants sans pitié les affres de la vie et ses misères.

Chacun de nous les rencontre sur Alger et ses banlieues. Dans chaque wilaya du pays. Des sans-abris que le temps consume, dans l'indifférence totale des passants, hélas.

"Ô pays, raconte-moi tes misères", page Facebook créée par Islem Haouati, a décidé de leur donner la parole, de là où ils sont: au fond du gouffre. Cette page n'est que les prémices de son projet, un récit photographique à travers lequel pourront parler ces sans-abris, raconter leurs vicissitudes, leurs passés ou les craintes que suscitent leurs avenirs, explique-t-il au HuffPost Algérie.

L'idée a germé à la station de métro Khelifa Boukhalfa, où un sans-abris, abordé par Islem, s'est mis à se confier. Moment immortalisé par une photographie. De là, intrigué par leurs vécus, cet architecte de 24 ans, habitant Alger, déambule dans ses ruelles, son appareil photo autour du cou, son oreille tendue à leurs histoires intrigantes et bouleversantes, qu'ils racontent, tantôt avec réticence tantôt avec résignation.

Isolé, tout comme eux, de ce monde, immergé dans leur quotidien, Islem Haouati photographie leur mélancolie ou insouciance, leur souffrance et leur acharnement pour survivre. Une démarche noble pour que sortent ces personnes de "l'inaperçu" au découvert.

Galerie photo"Ô pays Racontes moi tes misères" Voyez les images

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