MAROC
01/05/2015 08h:28 CET | Actualisé 01/05/2015 08h:35 CET

Lachgar compare Benkirane à un dictateur de la trempe de Kadhafi (VIDEO)

OPPOSITION - Le secrétaire général de l’USFP, Driss Lachgar affirme que le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a fait en sorte, mardi 28 avril, d’interrompre la séance des questions orales parce qu’il était "dans l’incapacité de faire face aux interrogations de l’opposition, à l’aube de la fête du travail. Il a, donc, préféré insulter afin de dévier la discussion".

Le député socialiste qui s’est exprimé dans le cadre d’une conférence à l’école de Gouvernance et d’Economie de Rabat, ce jeudi 30 avril, s’est désolé que "le grand oral qui devait être une séance de contrôle et de surveillance" se soit transformé en "monologue du "leader" qui salue la foule les bras levés tout comme le faisait Mouamar Kadhafi ou encore le président égyptien déchu Mohamed Morsi".

Lachgar va jusqu’à qualifier les gestes de Benkirane "d’actes menant à la dictature". Il exprime également son "regret par rapport à la bassesse du discours du Chef du gouvernement" qui n’hésite pas à mêler, selon lui, "dieu, le roi, la pluie ou d’autres pour se défendre face aux questions de l’opposition".

Pour rappel, lors de la dernière séance de questions au gouvernement tenue mardi 28 avril au parlement, Abdelilah Benkirane s’était attaqué violemment aux membres de l’opposition, notamment à Driss Lachgar qu’il avait traité de "niais". Les propos du Chef du gouvernement avaient suscité une vague d’indignation chez les députés de l’opposition, ce qui avait obligé le président du parlement à lever la séance.

Face aux paroles jugées "irrespectueuses" de Benkirane, les membres de l’opposition envisageraient de recourir à l’arbitrage royal et au boycott d’une partie ou de la totalité des activités au parlement, à savoir les travaux de commissions et les séances de questions orales.

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