MAGHREB
24/04/2015 08h:06 CET | Actualisé 24/04/2015 10h:15 CET

L'association tunisienne de soutien aux minorités dénonce la "banalisation" de certaines formes de discrimination

In this image taken from TV in  African migrants sit in a corridor at the Red Crescent centre in Zarzis Tunisia Monday Aug. 5, 2014.  Zarzis is like many other costal towns in Tunisia, it relies heavily on it's fishing industry, which employs many of the local men. The fishermen are netting a catch of a different kind too - migrants who attempt to cross the waters, trying to get in to Europe by sea. Many of these migrants have their sights set on a better life, fleeing conflicts in their home countries. (AP Photo/Associated Press Television)
ASSOCIATED PRESS
In this image taken from TV in African migrants sit in a corridor at the Red Crescent centre in Zarzis Tunisia Monday Aug. 5, 2014. Zarzis is like many other costal towns in Tunisia, it relies heavily on it's fishing industry, which employs many of the local men. The fishermen are netting a catch of a different kind too - migrants who attempt to cross the waters, trying to get in to Europe by sea. Many of these migrants have their sights set on a better life, fleeing conflicts in their home countries. (AP Photo/Associated Press Television)

SOCIÉTÉ- En Tunisie, la place des minorités au sein de la société tunisienne est parfois au coeur de l'actualité.

En effet, la présidente de l'association tunisienne de soutien aux minorités (ATSM), Yamina Thabet, a dénoncé, jeudi, l'impunité des agressions commises, ces quatre dernières années, à l'encontre des minorités.

Lors d'une conférence de presse Yamina Thabet a déploré l'absence dans la Constitution tunisienne d'un article qui pénalise les crimes de haine.

Elle cite le cas des actes de vandalisme, à trois reprises en trois années, dit-elle, contre la synagogue de Sfax ou encore le discours antisémite d'un Imam, diffusé dans l'impunité totale, en direct sur une chaîne de télévision.

Mme Thabet a imputé la responsabilité au Gouvernement, appelant le Ministère des affaires religieuses "à préserver les lieux de culte et à surveiller les prêches dans les mosquées".

La Présidente de l'ATSM a aussi dénoncé "la banalisation" de certaines formes de discrimination raciale, évoquant, dans ce sens, les agressions verbales et physiques contre des ressortissants subsahariens résidant en Tunisie, suite au match qui a opposé la Tunisie à la Guinée équatoriale, en Février 2015.

Créée en 2011, l'association tunisienne de soutien aux minorités, se positionne comme un observatoire, qui a pour principale mission, le contrôle des dépassements commises à l'encontre des minorités.

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