MAROC
23/04/2015 07h:20 CET

Le logement, première préoccupation de bien-être des Marocains selon une enquête du HCP

Le logement, première préoccupation de bien-être des Marocains selon une enquête du HCP
Bjørn Giesenbauer/Flickr
Le logement, première préoccupation de bien-être des Marocains selon une enquête du HCP

QUALITÉ DE VIE - Les conditions de logement constituent la principale préoccupation des Marocains, interrogés pour la première fois sur leur perception du bien-être dans le cadre d'une enquête du Haut Commissariat au Plan (HCP), dont les résultats ont été divulgués mercredi.

Cette enquête a démontré que pour plus de 60% des Marocains, "le logement est le principal déterminant du bien-être (...). Viennent ensuite la santé, le revenu, l'éducation et les relations avec la famille et l'entourage", a expliqué le Haut-commissaire au plan, Ahmed Lahlimi.

Inédite, l'étude a été menée en 2012 mais ses résultats complets ont été présentés ce mercredi à la presse. Elle s'intéresse à un "aspect immatériel et subjectif qu'est la perception de la qualité de vie par les citoyens", a expliqué M. Lahlimi.

Dans le détail, la qualité et l'espace du logement ainsi que les services publics représentent "64% des difficultés éprouvées à l'égard du logement". Les "nuisances du voisinage" et le "confort" de l'habitation arrivent loin derrière, avec respectivement 26% et 10%.

L'étude montre par exemple que 22% de Marocains n'ont pas accès à l'eau potable et 5% pas d'accès à l'électricité, malgré les efforts du pays qui a mené un ambitieux programme ayant permis l'accélération de l'électrification du monde rural ces dernières années.

Le Maroc, qui compte aujourd'hui 34 millions d'habitants, est aussi confronté au phénomène d'urbanisation. Selon le recensement décennal réalisé l'an dernier par le HCP, 60,3% de la population vit désormais en zone urbaine, contre 55,1% en 2004, et les grandes villes peinent à absorber cet afflux.

En juillet dernier, le gouvernement avait ainsi relevé que le Maroc comptait quelque 43.000 maisons "menaçant ruine", dont un grand nombre à Casablanca.

Pour répondre aux problèmes de logement, les autorités avaient par ailleurs lancé en 2004 le programme "villes sans bidonvilles" ciblant près de deux millions de personnes.

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