MAROC
22/04/2015 12h:19 CET | Actualisé 22/04/2015 12h:23 CET

Abdelhak Khiame, patron du Bureau central d'investigation judiciaire, accorde une interview à Le360.ma

RENSEIGNEMENTS - Pour sa toute première interview, Abdehak Khiame, le patron du Bureau central d'investigation judiciaire (BCIJ) a ouvert tout grand la porte à nos confrères de Le360: les liens qu'entretient le BCIJ avec la DGST, la composition du Bureau, les moyens dont il dispose, sa stratégie de com', tout y passe...

Les rapports qu'entretient le BCIJ avec la DGST

"La DGST a eu le mérite, bien avant la création du Bureau, de résoudre plusieurs affaires dangereuses. Mais la DGST fait un travail de renseignement. Le BCIJ un travail judiciaire. La DGST pourra, désormais, pleinement se concentrer sur le renseignement".

La composition du BCIJ

"Nous avons d'excellents éléments que nous avons ramené de la Brigade nationale de la police judiciaire (la BNPJ, ancêtre du BCIJ NDLR). La DGST a, elle aussi, fourni des cadres d'un très haut niveau et d'une très grande compétence. Ces derniers ont été formés au volet légal, à savoir tout ce qui se rapporte aux procédures judiciaires, et aujourd'hui, ils travaillent avec les éléments de la BNPJ".

Les moyens dont dispose le BCIJ

"J'ai aujourd'hui deux structures. L'une consacrée à la lutte anti-terroriste, et une brigade luttant contre tout ce qui relève du crime organisé. Si le projet de code pénal est adopté, le champ d'action du BCIJ se verra élargir, et de nouvelles missions lui seront accordées. Là, nous verrons quels seront nos besoins, ne serait-ce que d'un point de vue humain.

D'un autre coté, le Bureau intégrera prochainement de nouveaux éléments, qui sont en cours de formation. Ca, c'est le volet humain. Concernant tout ce qui est logistique, la DGST nous fournit tout ce qu'il faut".

Le surnom "FBI marocain", donné par la presse au BCIJ

"Je n'aime pas établir de parallèle entre le BCIJ et le FBI, puisque le FBI travaille dans un cadre spécifique, fédéral. Il est vrai que tous les deux se rencontrent sur un point, qui est leur compétence nationale. Si nous voulons réellement atteindre le niveau du FBI, il sera nécessaire de créer des brigades régionales qui dépendent du BCIJ".

La com' du BCIJ

"L'ouverture à la presse n'a pas commencé avec le BCIJ. Avant, lorsque j'étais directeur de la BNPJ, j'organisais régulièrement des points de presse. Je crois en le droit à l'information, et j'estime que les gens doivent être informés des menaces, pour qu'ils soient vigilants. J'ai aussi tenu à ce que les interventions de la brigade d'intervention du BCIJ soient enregistrées, pour fermer la porte devant ceux qui prétendront avoir été violentés par nos forces".

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