ALGÉRIE
21/04/2015 09h:30 CET | Actualisé 21/04/2015 09h:40 CET

Le PDG de Sonelgaz, Noureddine Bouterfa: "Je demande une augmentation des tarifs"

Flikr/gwaar

Nourredine Bouterfa se rebiffe. Alors que le gouvernement algérien exclut une révision des prix de l’électricité, le PDG de Sonelgaz a publiquement demandé, mardi, une révision des tarifs, estimant que son entreprise ne peut plus supporter la situation actuelle. "Ce n’est pas possible" de continuer avec les prix actuels, fortement subventionnés, a déclaré M. Bouterfa au cours d’une émission de radio.

"Il faut revoir la tarification actuelle", a déclaré M. Bouterfa, qui appelle à "libérer les prix". Selon lui, il faut "ce rendez-vous" au terme du duquel l’Algérie sera amenée à réviser les prix de l’électricité. "Je demande une augmentation des tarifs", car il y a "des logiques à mettre en place". Il a appelé les autorités à "se déterminer", en versant une subvention d’exploitation ou en augmentant les tarifs.

Sonelgaz fait face à un déficit de 80 milliards de dinars (800 millions de dollars) à cause des prix, qu’elle est obligée de combler grâce à des emprunts. En plus de cet effort, l’entreprise fait face à un pic d’investissement, qui se poursuivra jusqu’en 2017.

Au-delà, le niveau d’investissement reviendra "à la normale", a-t-il dit.

Le renouvelable, "ce n’est pas ma priorité"

Le coût de revient du kilowatt/heure est de trois dinars hors taxe. Sonelgaz le vend à 2.20 dinars, a indiqué M. Bouterfa. « Ce n’est pas possible de continuer ainsi ». Sans aller dans le détail, il a admis que l’Etat peut avoir une politique sociale en vue d’aider les ménages. Mais une augmentation peut, dans un premier temps, être imposée aux autres clients, qui représentent 20% de la consommation.

D’autre part, M. Bouterfa s’est montré très réservé sur les énergies renouvelables, affirmant que les investissements prévus dans ce secteur ne sont pas du ressort de Sonelgaz. "Ce n’est pas ma priorité", a-t-il déclaré, affirmant qu’il se préoccupe plus des investissements nécessaires pour répondre aux besoins du marché algérien. Des investissements massifs ont été décidés dès 2012. Ils s’étalent sur cinq ans, et portent sur 20 milliards d’euros, en vue de rattraper le retard. Cela a déjà permis de franchir le pic de la demande de 12.200 mégawatts cet hiver. Mais il faut aller encore plus loin, pour disposer d’une marge de 20%, ce qui n’est pas encore le cas, a-t-il indiqué.

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