ALGÉRIE
20/04/2015 10h:45 CET | Actualisé 20/04/2015 10h:45 CET

La Suisse confirme l'interdiction de séjour pour un ex-physicien du Cern condamné pour terrorisme en France

Wikimedia Commons

Adlène Hicheur, un physicien franco-algérien qui avait travaillé au Cern et qui avait été condamné en 2012 en France à de la prison ferme pour terrorisme, reste frappé d'une interdiction d'entrée en Suisse, a indiqué lundi la justice de la Confédération.

En mai 2012, Adlène Hicheur, un physicien franco-algérien détaché au Cern (l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire) à Genève, avait été condamné à Paris à quatre ans de prison ferme pour avoir échangé des mails équivoques, dont certains évoquant de possibles attentats, avec un responsable présumé d'Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique).

Comme il avait déjà accompli deux ans et demi de détention provisoire depuis son arrestation, et en raison du jeu des remises de peines, il avait été libéré quelques jours après sa condamnation.

Dans une décision publiée lundi, le tribunal administratif fédéral suisse confirme le veto imposé en 2013 par l'Office fédéral de la police suisse (Fedpol). Le verdict a été rendu le 8 avril.

Le 10 avril 2013, Fedpol avait prononcé à l'encontre de M. Hicheur une interdiction d'entrée sur le territoire de la Suisse et du Liechtenstein valable jusqu'au 9 avril 2018, une décision motivée par la sauvegarde de la sécurité de la Suisse.

M. Hicheur avait fait appel de cette décision le 19 juin 2013 auprès du tribunal administratif fédéral. Dans son arrêt, le tribunal administratif fédéral explique que Fedpol avait relevé que, "nonobstant les relations entretenues par le recourant avec les

membres de sa famille résidant en Suisse, l'intérêt public à son éloignement l'emportait sur son intérêt privé à pouvoir revenir en Suisse".

Le verdict souligne par ailleurs que "la gravité des faits reprochés au recourant amène le Tribunal à considérer que le maintien de l'interdiction d'entrée se justifie pour des motifs liés à la sécurité intérieure et extérieure de la Suisse".

Cette décision peut être attaquée devant le Tribunal fédéral, la plus haute instance juridique suisse.

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