ALGÉRIE
15/04/2015 09h:27 CET | Actualisé 15/04/2015 09h:27 CET

Dépister le cancer de l'utérus soi-même grâce à des tampons, c'est pour bientôt

Pixabay/EME

Les progrès de la médecine augmentent les chances de guérison des cancers - quand ils sont détectés assez tôt. Concernant le cancer de l'utérus, le problème vient pourtant de là: Les tumeurs se développent à l'intérieur de l'utérus. Il est donc difficile de les repérer lors de tests de dépistage. Mais cela est amené à évoluer, grâce aux tampons périodiques.

Jusqu'ici, le diagnostic précoce du cancer était difficile à obtenir. En Allemagne, le cancer de l'utérus est détecté chez environ 11.140 femmes chaque année. 7,2 % des décès liés à des cancers sont dus au cancer de l'utérus.

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Une modification génétique

Pourtant, un diagnostic précoce pourrait être mis en place de manière assez simple. C'est l'endomètre qui est affecté par le cancer: Les cellules cancéreuses se fixent donc sur les tampons. Les premières recherches sur le sujet remontent à 2004, et pourtant la preuve scientifique définitive vient seulement d'être fournie par Mayo Clinic, une ONG américaine, comme on peut le lire sur le site du Smithsonian.

Les scientifiques ont prélevé des échantillons d'ADN sur les tampons de 38 femmes malades et 28 femmes en bonne santé. Les échantillons des femmes atteintes du cancer de l'utérus présentent une méthylation. Il s'agit d'une modification chimique du matériel génétique qui peut indiquer la présence d'un cancer. Les résultats des tests ADN ont ensuite été recoupés avec ceux obtenus par un curetage de la muqueuse utérine. Cette technique consiste à prélever des échantillons de tissus.

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Diagnostiquer le cancer dans sa salle de bains, c'est possible?

Jusqu'ici, le prélèvement d'échantillons de tissus était la méthode la plus fiable pour diagnostiquer un cancer de l'utérus. Mais elle impose de nombreuses contraintes. Dépister le cancer avec des tampons classiques, que l'on trouve en pharmacie, serait une méthode à la fois plus simple et plus rapide.

Pour que cette méthode puisse être généralisée, il faut toutefois que d'autres recherches soient conduites. Jamie Bakkum-Gamez, la directrice de la première recherche, a annoncé que, pour l'instant, 1.000 échantillons de femmes qui ont un risque très élevé de développer la maladie sont étudiés.

À long terme, le but est de développer un test que les femmes puissent réaliser chez elles, dans leur salle de bains.

"Nous espérons développer un test qui pourrait être effectué par les femmes, sans l'aide du médecin, et qui serait envoyé directement au laboratoire afin que le cancer de l'utérus soit diagnostiqué plus tôt".

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