ALGÉRIE
11/04/2015 11h:17 CET | Actualisé 11/04/2015 11h:17 CET

Des chercheurs néerlandais affirment avoir découvert une fosse commune dans un ex-camp nazi

LOHHEIDE, GERMANY - MARCH 17:  A memorial stands covered with stones left by visitors at the site of the former Bergen-Belsen concentration camp on March 17, 2015 in Lohheide, Germany. Germany will commemorate the 70th anniversary of the liberation of Bergen-Belsen by British troops on April 15. An estimated 70,000 inmates died at the hands of the Nazis at Bergen-Belsen, including Jews and Soviet prisoners of war.  (Photo by Sean Gallup/Getty Images)
Sean Gallup via Getty Images
LOHHEIDE, GERMANY - MARCH 17: A memorial stands covered with stones left by visitors at the site of the former Bergen-Belsen concentration camp on March 17, 2015 in Lohheide, Germany. Germany will commemorate the 70th anniversary of the liberation of Bergen-Belsen by British troops on April 15. An estimated 70,000 inmates died at the hands of the Nazis at Bergen-Belsen, including Jews and Soviet prisoners of war. (Photo by Sean Gallup/Getty Images)

Des chercheurs néerlandais ont affirmé vendredi avoir découvert une nouvelle fosse commune au sein de l'ancien camp nazi de Bergen-Belsen dans le Land de Basse-Saxe dans le nord de l'Allemagne, pratiquement 70 ans après sa libération.

Le charnier, mesurant 16 mètres sur 4, aurait été découvert grâce aux témoignages d'anciens détenus, notamment du résistant néerlandais Jan Verschure, a rapporté l'émission de télévision Nieuwsuur.

Toutefois, d'autres recherches sur place ne seraient pas possibles en raison du refus de la communauté juive, selon le directeur du mémorial de Bergen-Belsen Jens-Christian Wagner.

"Nous avons consulté la communauté juive de Basse-Saxe et, selon leurs lois religieuses, il est interdit d'y creuser", a-t-il indiqué, précisant que c'était "la raison pour laquelle il n'y avait pas eu de fouilles. Dans tous les cas, l'ensemble du camp est aujourd'hui considéré comme un cimetière".

Le charnier a été localisé par le petit-fils de Jan Verschure, Paul, après avoir parlé aux survivants du camp de concentration où quelque 70.000 personnes ont péri entre 1941 à 1945.

"L'un d'entre eux m'a donné une carte sur laquelle il a indiqué où mon grand-père avait été enterré", a-t-il affirmé à l'émission Nieuwsuur.

L'endroit, qui n'est plus qu'un immense pré aujourd'hui, se situerait à la fin de l'ancienne route principale qui traversait le camp.

Peu de traces de l'existence passée du camp de la mort sont encore visibles de nos jours. Les troupes britanniques, qui l'avaient libéré le 15 avril 1945, avaient dû l'incendier pour éviter une propagation de maladies mortelles telles que le typhus.

Les corps, jusqu'à 10.000 selon certains témoignages, avaient dû être enterrés à l'aide de bulldozers dans des fosses communes autour du camp.

L'archéologue néerlandais Ivar Schute, qui a effectué une première enquête sur place, a estimé très probable la présence d'un tel charnier à cet endroit.

"Nous avons pris des mesures et croyons que le sol a été remué par ici. Nous pensons que c'est là que se trouve le charnier", a-t-il dit à Nieuwsuur.

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