ALGÉRIE
08/04/2015 02h:46 CET | Actualisé 08/04/2015 02h:46 CET

Gaz de schiste: le gouvernement français ferme la porte à une nouvelle méthode d'exploration

La présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal (C) s'apprête à participer à une université populaire participative de Désirs d'Avenir sur le thème 'Liberté de la presse et des médias, une utopie réalisable', le 23 novembre 2010 à Paris. Ségolène Royal s'est dite ce jour 'particulièrement choquée de la façon dont' la journaliste d'I-TELE, Audrey Pulvar, 'a été débarquée' en raison de sa relation avec le dÃ
FRED DUFOUR via Getty Images
La présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal (C) s'apprête à participer à une université populaire participative de Désirs d'Avenir sur le thème 'Liberté de la presse et des médias, une utopie réalisable', le 23 novembre 2010 à Paris. Ségolène Royal s'est dite ce jour 'particulièrement choquée de la façon dont' la journaliste d'I-TELE, Audrey Pulvar, 'a été débarquée' en raison de sa relation avec le dÃ

La ministre de l'Écologie et de l'Énergie, Ségolène Royal, a de nouveau fermé la porte mardi à l'exploration des gaz de schiste en France, y compris par une méthode alternative à la fracturation hydraulique.

Le débat a été brièvement relancé par un article du quotidien Le Figaro faisant état d'un rapport de 2014 "enterré" par le gouvernement et qui concluait à "la faisabilité d’exploiter des gaz de schiste sans recourir à la fracturation hydraulique", interdite en France depuis 2011 en raison des dégâts environnementaux associés à cette technique.

Mais pour Ségolène Royal ce rapport "reconnaît que la fracturation hydraulique est condamnable au plan environnemental" et l'alternative proposée "n'apporte pas de solution: c'est une technologie qui n'est pas mature et sans retour d'expérience".

Cette nouvelle technologie, dont le coût serait plus élevé que la fracturation hydraulique, utiliserait un gaz (le fluoropropane) pour fracturer les couches de roche et atteindre les poches de gaz naturel. Cette injection se ferait sans eau ni additifs chimiques, contrairement à la fracturation hydraulique, seule technique éprouvée à ce jour pour exploiter les hydrocarbures de schiste.

En cas de fuite, le fluoropropane est un gaz ayant un effet de serre énorme, "3000 fois celui du CO2", a réagi Ségolène Royal. "Même si les puits sont de qualité, cela augmente le risque de pollution du sous-sol et des nappes phréatiques, au cours de la phase d'exploitation", a-t-elle ajouté.

Et de conclure: "les gaz de schiste ne sont plus d'actualité".

La ministre a donc été plus loin que le président François Hollande qui avait réaffirmé fin 2013 son opposition à la fracturation hydraulique tout en soulignant que la loi "n'empêch(ait) pas la recherche dans d'autres domaines".

Pour Matthieu Orphelin, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot, "l'abandon définitif par le gouvernement de la recherche et développement sur toutes les techniques d'extraction de gaz de schiste est une bonne nouvelle pour le climat". "C'est dans les énergies renouvelables et la maîtrise de l'énergie qu'il faut investir", a-t-il ajouté.

Si les États-Unis se sont lancés depuis plusieurs années dans l'exploitation du gaz de schiste, son mode d'extraction et sa rentabilité économique font débat dans de nombreux pays.

En Algérie, plusieurs manifestations hostiles à l'exploitation du gaz de schiste ont eu lieu près du premier site d'exploration dans le Sahara algérien.

En Pologne, le groupe pétrolier américain Chevron a annoncé en février qu'il arrêtait l'exploration, faute de réserves suffisantes et face à l'effondrement du prix du pétrole, qui affecte la rentabilité du projet.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.


Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.