MAGHREB
07/04/2015 10h:56 CET | Actualisé 08/04/2015 06h:25 CET

Tunisie: Cinq soldats tués et plusieurs autres blessés dans une embuscade à Sbeïtla

In this photo taken on June 25, 2013 a road sign shows the direction to the Algerian city of Tebessa with the mountains of Jebel Chaambi in the distance. Gunmen ambushed a Tunisian army patrol Monday July 29, 2013 in a mountainous border region known as a militant stronghold, killing at least eight soldiers, the presidential spokesman said. (AP Photo/Paul Schemm)
ASSOCIATED PRESS
In this photo taken on June 25, 2013 a road sign shows the direction to the Algerian city of Tebessa with the mountains of Jebel Chaambi in the distance. Gunmen ambushed a Tunisian army patrol Monday July 29, 2013 in a mountainous border region known as a militant stronghold, killing at least eight soldiers, the presidential spokesman said. (AP Photo/Paul Schemm)

MISE À JOUR:

Le bilan s'est alourdi: Belhassen Oueslati, porte-parole du ministère de la Défense, a indiqué mercredi matin à l'agence TAP que le bilan est de 5 morts. Précédemment, la télévision nationale avait annoncé la mort de 4 soldats.

"Quatre soldats sont morts en martyrs et six autres blessés dans une embuscade contre une patrouille militaire à Sbeïtla, selon le porte-parole du ministère de la Défense", avaient annoncé mardi les chaînes Wataniya 1 et 2 sur une bandeau s'affichant à l'écran.

Un précédent bilan faisait état de trois morts et six blessés.

Le ministère de la Défense était injoignable dans l'immédiat et aucune indication n'a été donnée sur les circonstances de l'embuscade.

Selon une source militaire interrogée par l'AFP, l'attaque a eu lieu non loin de la ville de Sbeïtla et près du Mont Mghilla.

La région de Kasserine, frontalière de l'Algérie, est le théâtre de heurts armés réguliers entre des jihadistes et les forces tunisiennes.

Depuis décembre 2012, une soixantaine de policiers, gendarmes et soldats ont ainsi été tués dans des embuscades où des explosions de mines. La majorité ont péri dans cette région.

La plus sanglante en juillet 2014 a coûté la vie à 14 soldats sur le mont Châambi, un massif à la frontière avec l'Algérie considéré comme la principale base arrière du maquis jihadiste.

Le groupe armé actif dans la zone est la Phalange Okba Ibn Nafaa liée à Al-Qaïda.

Selon les autorités, il est aussi responsable de l'attaque sanglante contre le musée du Bardo le 18 mars à Tunis. C'est pourtant un autre groupe, lié lui à l'organisation Etat islamique (EI), qui a revendiqué l'attentat.

La Tunisie a annoncé fin mars avoir tué l'Algérien Abou Sakhr, l'homme qu'elle considérait comme le chef de Okba Ibn Nafaa et l'organisateur de l'attaque du Bardo. Tunis est confronté depuis la révolution de 2011 à l'essor d'une mouvance jihadiste armée toujours plus violente.

Par ailleurs, quelque 3.000 Tunisiens sont partis combattre dans les rangs de groupes radicaux en Syrie et en Irak.

Environ 500 de ces vétérans sont rentrés en Tunisie et les autorités les considèrent comme l'une des principales menaces sécuritaires pour le pays.

Enfin, le chaos en Libye voisine a aussi favorisé l'émergence de groupes jihadistes qui forment notamment des Tunisiens au maniement des armes à l'instar des deux assaillants du musée du Bardo qui ont tué 21 touristes étrangers et un policier tunisien.

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