MAROC
03/04/2015 09h:19 CET | Actualisé 24/04/2015 13h:26 CET

Lions de l'Atlas: La dream team qu'aurait pu avoir Badou Zaki

FOOTBALL - Les Lions rugissent à nouveau. Leur brillante prestation face à l’Uruguay d’Edinson Cavani a marqué les esprits. Opposés à une équipe presque incapable de produire du jeu, les Marocains ont montré de jolies choses offensivement. Malgré ce but, concédé sur penalty et qui lui a valu la défaite, la sélection de Badou Zaki a surtout démontré qu’elle avait à nouveau envie de mouiller le maillot. Et ça fait du bien.

D’abord, parce que cette équipe revient de loin. Miné par les batailles d’ego, par les croisades fratricides au sein de la fédération, par des sélectionneurs pas toujours au niveau, son retour semblait mal engagé.

Et puis le 6 février dernier, il y a eu cette décision, tombée comme un couperet. Puisqu’il avait renoncé à son organisation en 2015, le Maroc ne pourrait pas participer aux éditions 2017 et 2019 de la Coupe d’Afrique des nations. On s’est dit alors que c’en était fini de L’Mountakhab.

C’est probablement en partie pour cela d’ailleurs, que face à l’Uruguay, les coéquipiers de Houssine Kharja avaient particulièrement à cœur de briller. Il était question d’envoyer un message clair à la Confédération africaine de football (CAF) et à son éternel président Issa Hayatou. Le Maroc a fini par obtenir gain de cause. Jeudi, le Tribunal arbitral du sport (TAS) annulait la décision de la CAF. Le Maroc sera présent en 2017 et en 2019. Et ne devra s’acquitter que de 50.000 dollars au lieu du million requis par la Confédération.

Tout est bien qui finit bien, serait-on tenté de conclure. Pas tout à fait. Pendant que le football marocain s’afférait, à coups de scandales à creuser le gouffre de sa réputation, un peu partout en Europe des jeunes bi-nationaux faisaient le choix de jouer pour une autre sélection.

Pour ces joueurs, le Maroc n’a pas eu suffisamment d’arguments à faire valoir. "Certains ont déclaré qu’ils auraient bien joué pour les Lions de l’Atlas si on leur avait proposé. Ce qui est faux, ils ont été contacté mais ont préféré jouer pour des sélections plus huppées", constate le consultant sportif Aziz Daouda.

"Il ne faut pas pour autant les considérer comme des traîtres comme l’ont affirmé certains. C’est leur choix et il faut le respecter", ajoute Aziz Daouda. Pour beaucoup d’entre eux, le banc de la Roja ou de la Squadra Azzura reste plus moelleux que le maillot de titulaire de la sélection marocaine. Et ce n’est pas la décision de la CAF qui est venue arranger l’affaire. Tant pis pour eux et surtout dommage pour nous.

Tour d’horizon de ces joueurs qui ont dit non à l’équipe nationale.

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