MAGHREB
02/04/2015 11h:16 CET

Tunisie: Un pas vers des relations diplomatiques avec la Syrie

FILE - This picture taken on Jan. 31, 2014, and released by the United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees (UNRWA), shows residents of the besieged Palestinian camp of Yarmouk, queuing to receive food supplies, in Damascus, Syria. On Wednesday, April. 1, 2015 Islamic State militants infiltrated the Palestinian refugee camp of Yarmouk in the Syrian capital marking the deepest foray yet by the extremist group into Damascus, seat of President Bashar Assad’s power, Syrian opposition activists and Palestinian officials said. (AP Photo/UNRWA, File)
ASSOCIATED PRESS
FILE - This picture taken on Jan. 31, 2014, and released by the United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees (UNRWA), shows residents of the besieged Palestinian camp of Yarmouk, queuing to receive food supplies, in Damascus, Syria. On Wednesday, April. 1, 2015 Islamic State militants infiltrated the Palestinian refugee camp of Yarmouk in the Syrian capital marking the deepest foray yet by the extremist group into Damascus, seat of President Bashar Assad’s power, Syrian opposition activists and Palestinian officials said. (AP Photo/UNRWA, File)

La Tunisie a annoncé jeudi qu'elle allait désigner un représentant consulaire ou diplomatique auprès du régime syrien de Bachar al-Assad, une première depuis 2012, pour "suivre" la situation des Tunisiens en Syrie, dont celle des nombreux combattants jihadistes.

"Nous avons pris la décision, qui sera effective dans les jours qui viennent, pour avoir une représentation soit consulaire, soit diplomatique aussi (avec) un chargé d'affaires en Syrie pour suivre la situation des Tunisiens en Syrie, qu'ils soient combattants ou citoyens, simples citoyens", a déclaré le chef de la diplomatie tunisienne Taïeb Baccouche à l'AFP en marge d'une conférence de presse.

"La Syrie va faire de même puisque la Syrie va envoyer soit un ambassadeur, l'ancien ambassadeur ou un autre, soit aussi un représentant diplomatique", a-t-il ajouté sans préciser le calendrier de mise en oeuvre de cette décision.

Quelque 3.000 Tunisiens combattent en Syrie, en Irak et en Libye dans les rangs de groupes jihadistes comme l'Etat islamique (EI). Des dizaines de Tunisiens sont emprisonnés en Syrie, selon M. Baccouche qui veut qu'ils "purgent leurs peines" en Tunisie.

Tunis avait expulsé en février 2012 l'ambassadeur syrien pour protester contre la répression sanglante menée par le régime de Bachar al-Assad contre ses opposants au début de la guerre civile.

L'essor des groupes jihadistes en Syrie depuis et le grand nombre de Tunisiens y combattant a conduit Tunis à adoucir sa position vis-à-vis de Damas, et différents gouvernements s'étaient interrogés sur l'opportunité de rétablir des relations diplomatiques entre les deux pays.

"Nous ne considérons pas que l'intérêt (de la Tunisie) nécessitait de rompre les relations (avec la Syrie). Il y a une communauté tunisienne (en Syrie) qui a beaucoup pâti" de cette décision, a estimé M. Baccouche.

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