MAGHREB
02/04/2015 11h:48 CET

Tunis accuse la Turquie de faciliter le transit des jihadistes allant en Syrie

FILE - in this Tuesday, Jan. 7, 2014, file photo gunmen gather in a street as they chant slogans against Iraq's Shiite-led government and demanding that the Iraqi army not try to enter the city in Fallujah, Iraq. More than a month after jihadist militants seized control of parts of Iraq’s western Anbar province, an unsettling realization is sinking in: Iraq’s government could face a tougher time beating back an insurgency there than the hard slog the Americans faced last decade. The re
ASSOCIATED PRESS
FILE - in this Tuesday, Jan. 7, 2014, file photo gunmen gather in a street as they chant slogans against Iraq's Shiite-led government and demanding that the Iraqi army not try to enter the city in Fallujah, Iraq. More than a month after jihadist militants seized control of parts of Iraq’s western Anbar province, an unsettling realization is sinking in: Iraq’s government could face a tougher time beating back an insurgency there than the hard slog the Americans faced last decade. The re

La Tunisie, l'une des principales terres de recrutement pour les groupes jihadistes en Irak et en Syrie, a accusé jeudi la Turquie de faciliter leur transit sur son territoire frontalier des deux pays en guerre et ainsi d'"aider directement ou indirectement le terrorisme".

"Nous avons demandé à notre ambassadeur en Turquie d'attirer l'attention des autorités turques sur le fait que nous ne voulons pas que le pays islamique qu'est la Turquie aide directement ou indirectement le terrorisme en Tunisie en facilitant le déplacement de terroristes", a déclaré à la presse le chef de la diplomatie tunisienne, Taïeb Baccouche.

"La Turquie est un lieu de passage de jeunes qui vont combattre en Syrie ou bien qui reviennent par la Turquie, vers la Libye puis clandestinement vers la Tunisie", a-t-il souligné.

Quelque 3.000 Tunisiens combattent, selon les estimations de Tunis, en Syrie ou en Irak dans des groupes jihadistes comme l'Etat islamique (EI), qui a revendiqué le sanglant attentat au musée du Bardo au coeur de la capitale tunisienne le 18 mars.

Quelque 500 de ces vétérans sont rentrés en Tunisie et les autorités tunisiennes les considèrent comme l'une des principales menaces sécuritaires pour le pays.

Les deux assaillants du musée avaient cependant, selon les autorités, été formés aux armes en Libye voisine où le groupe EI a connu un essor certain ces derniers mois.

Le chaos libyen et la porosité des frontières laissent craindre une déstabilisation de la Tunisie ou la multiplication des attentats alors qu'elle fait figure aujourd'hui de seule rescapée du "Printemps arabe".

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.

Retrouvez les articles du HuffPost Maghreb sur notre page Facebook.