MAGHREB
24/03/2015 07h:33 CET | Actualisé 24/03/2015 08h:25 CET

Pour mettre fin à la guerre, des organisations syriennes réclament l'intervention de la communauté internationale

In this photograph made on a military-led media tour, Syrian civilians return to their neighborhood in the old city of Homs, Syria on Friday, May 9,  2014, where bulldozers cleared rubble from the streets of battle-scarred districts in the central Syrian city after government troops entered the last rebel-held neighborhoods as part of an agreement that also granted opposition fighters safe exit from the city. (AP Photo)
ASSOCIATED PRESS
In this photograph made on a military-led media tour, Syrian civilians return to their neighborhood in the old city of Homs, Syria on Friday, May 9, 2014, where bulldozers cleared rubble from the streets of battle-scarred districts in the central Syrian city after government troops entered the last rebel-held neighborhoods as part of an agreement that also granted opposition fighters safe exit from the city. (AP Photo)

INTERNATIONAL - Quatre après le début de la guerre en Syrie, Bachar al-Assad est toujours en place. Les critiques se multiplient comme celle du premier ministre turc, "pour qui serrer la main d'Assad revient à celle d'Hitler". Et, les organisations donnent de la voix.

En effet, 85 d'entre elles, issues de la société civile syrienne, ont réclamé une aide de la communauté internationale, déplorant avoir été "abandonnées" par cette dernière, davantage préoccupée par la lutte anti-terroriste que par les horreurs quotidiennes du conflit ravageant leur pays depuis quatre ans.

"Ce n'est pas compliqué, l'immense majorité des Syriens ne veut ni la dictature, ni l'extrémisme (...). Nous voulons la même chose que tout un chacun, partout dans le monde: la liberté et la dignité", a déclaré l'une des organisatrices de la campagne "Planète Syrie", Salma Kahale.

"Nous sommes extrêmement frustrés par le manque de soutien de la part de nos amis autour du monde", a-t-elle ajouté, réitérant les doléances de plusieurs militants qui dénoncent un "abandon" de la communauté internationale.

"Mettre fin à la violence nécessite deux étapes que nous ne pouvons franchir seuls: l'arrêt des bombardements aux barils d'explosifs (par l'aviation du régime) et des négociations entre tous les groupes syriens et leur soutiens internationaux", ont déclaré les 85 groupes, parmi lesquels se trouvent plusieurs syndicats et des organisations de défense des droits de l'Homme.

La campagne a été baptisée "Planète Syrie" car, selon l'une des organisatrices Oula Ramadan, "nous avons parfois le sentiment dans vivre sur une autre planète".

Plus de 215.000 personnes ont été tuées dans le conflit syrien, qui a commencé en mars 2011 par un soulèvement populaire réprimé par le régime et s'est ensuite transformé en une guerre civile dévastatrice.

Le confit est devenu plus complexe avec la montée en puissance des djihadistes comme ceux du groupe Etat islamique (EI), qui ont pris le contrôle de pans entiers du territoire.

Pour les militants de "Planète Syrie", la montée de l'extrémisme en Syrie est directement liée aux violences menées sans distinction, et notamment les bombardements de secteurs rebelles par le régime au moyen de barils d'explosifs, particulièrement destructeurs.

"Pour mettre fin à l'extrémisme, il faut cesser le carnage en Syrie", ont réclamé ses représentants de la société civile assurant qu'"à chaque maison qu'ils détruisent, il y a de nouvelles personnes qui se radicalisent et tournent le dos à un chemin plus modéré vers la justice".

"L'extrémisme pousse dans les décombres de nos villes et villages ravagés, et ne cessera d'augmenter, à moins d'agir tous ensemble", ont-ils conclu.

LIRE AUSSI:

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.

Retrouvez les articles du HuffPost Maghreb sur notre page Facebook.