MAGHREB
23/03/2015 13h:26 CET | Actualisé 23/03/2015 13h:48 CET

Les négociations entre rivaux libyens pourraient aboutir à un gouvernement d'unité nationale, selon l'ONU

Libyan man throws candies to the people at Tahrir Square, during the second anniversary of the uprising that toppled longtime dictator Moammar Gadhafi in Benghazi, Libya, Sunday, Feb, 17, 2013.  (AP Photo/Mohammad Hannon)
ASSOCIATED PRESS
Libyan man throws candies to the people at Tahrir Square, during the second anniversary of the uprising that toppled longtime dictator Moammar Gadhafi in Benghazi, Libya, Sunday, Feb, 17, 2013. (AP Photo/Mohammad Hannon)

INTERNATIONAL - En Libye, où les auteurs de l'attentat du musée Bardo auraient été formés au maniement des armes, un gouvernement pourrait prochainement voir le jour. Au moment où l'Etat Islamique y poursuit son expansion.

En effet, l'émissaire de l'ONU pour la Libye, Bernardino Leon, a estimé lundi qu'il y avait "une chance" que les parlements libyens rivaux proposent "les premiers noms pour un gouvernement d'unité nationale cette semaine".

Les négociations entre ces deux parlements, qui se déroulent au Maroc sous l'égide des Nations unies, ont été prolongées, avait annoncé le représentant spécial de l'ONU pour la Libye dimanche soir, affirmant espérer jeter cette semaine les bases d'un "accord final" sur un gouvernement d'union.

"Il existe une chance que nous puissions faire des progrès et avoir les premiers noms pour un gouvernement d'unité nationale cette semaine", a expliqué M. Leon lundi matin avant une réunion de 34 maires et dirigeants locaux libyens conviés pour deux jours à Bruxelles par la chef de la diplomatie de l'Union européenne, Federica Mogherini.

"Cela va être une discussion difficile, je ne veux pas que les attentes soient trop élevées vu la situation sur le terrain", a tempéré M. Leon, rappelant les affrontements qui ont eu lieu ces derniers jours autour de Tripoli.

Il a toutefois espéré un résultat "avant la fin de cette semaine", jugeant que "la voie politique progresse bien".

Vendredi, le gouvernement reconnu par la communauté internationale, basé à Tobrouk (est), a annoncé une offensive pour "libérer" Tripoli.

La capitale libyenne est contrôlée depuis août par une coalition hétéroclite de milices, Fajr Libya, qui y a installé son gouvernement et son Parlement.

En réaction aux combats qui ont éclaté autour de la capitale, ces autorités ont menacé de se retirer des négociations qui se tiennent dans la station balnéaire marocaine de Skhirat, mais ont finalement décidé de rester.

"Toute activité militaire doit cesser si on veut un avenir pour la Libye", a insisté Mme Mogherini lundi matin. "Il nous faut un processus mené par les Libyens, qu'ils s'unissent, cessent de se battre entre eux et combattent ensemble Daesh", le groupe Etat islamique, qui profite du chaos ambiant pour s'implanter dans le pays, a-t-elle ajouté.

"Cette question est cruciale aussi pour nous Européens", a-t-elle reconnu. Outre l'implantation d'un foyer jihadiste en face des côtes italiennes, l'UE s'inquiète d'un afflux de migrants toujours plus important depuis la Libye.

"Il faut que ce processus (de pourparlers) soit un succès. Il n'y a pas d'autre option pour trouver la paix et la sécurité", a martelé Mme Mogherini.

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