MAGHREB
18/03/2015 09h:02 CET | Actualisé 19/03/2015 13h:05 CET

Tunisie: L'Etat islamique revendique l'attentat du Bardo

Police officers look for evidence, outside the Bardo museum  in Tunis, Tunisia, Thursday, March 19, 2015, a day after gunmen opened fire killing over 20 people, mainly tourists.  One of the two gunmen who killed 19 tourists and others at a prominent Tunisian museum was known to intelligence services, Tunisia's prime minister said Thursday. But no formal links to a particular terrorist group have been established in an attack that threatens the country's fledgling democracy and struggling tourism industry. (AP Photo/Christophe Ena)
ASSOCIATED PRESS
Police officers look for evidence, outside the Bardo museum in Tunis, Tunisia, Thursday, March 19, 2015, a day after gunmen opened fire killing over 20 people, mainly tourists. One of the two gunmen who killed 19 tourists and others at a prominent Tunisian museum was known to intelligence services, Tunisia's prime minister said Thursday. But no formal links to a particular terrorist group have been established in an attack that threatens the country's fledgling democracy and struggling tourism industry. (AP Photo/Christophe Ena)

La Tunisie est sous le choc au lendemain de l'attaque terroriste du Bardo qui a tué 20 ressortissants étrangers de nationalités polonaise, allemande, colombienne, italienne et espagnole. 42 personnes ont été blessées.

Dans un message audio diffusé sur sur les sites jihadistes, le groupe Etat islamique a revendiqué l'attentat le qualifiant d'"attaque bénie contre l'un des foyers des infidèles en Tunisie musulmane". La voix lisant le communiqué audio a affirmé que l'opération sanglante avait été menée par "deux chevaliers du califat, Abou Zakaria al-Tounsi et Abou Anas al-Tounsi".

Ils étaient "munis d'armes automatiques et de bombes" et sont "parvenus à assiéger un groupe de ressortissants des pays croisés (...) semant la terreur dans le coeur des infidèles". "(...) Ce que vous avez vu, ce n'est que le début. Vous n'allez jouir ni de sécurité ni de paix", poursuit l'enregistrement.

L'identité des deux assaillants tués par les forces de l'ordre avait été révélée mercredi par le Chef du gouvernement Habib Essid: "Ils s'appellent Hatem Khachnaoui et Yassine Labidi", avait-il déclaré sur Mosaïque FM.

Le Premier ministre a par ailleurs affirmé sur RTL que "Yassine Labidi était connu par les services de sécurité. Il était suivi mais son appartenance n'est pas claire". Il avait également fait état de possibles complices. La présidence de la République a annoncé jeudi l'arrestation de neuf suspects.

Mercredi en fin de matinée, des coups de feu avaient été entendus au Parlement, en provenance du musée du Bardo. Les forces de l'ordre ont par la suite procédé à l'évacuation des personnes présentes à l'Assemblée, dont des députés, un ministre, et des responsables des forces armées auditionnées dans le cadre de l'examen du projet de loi portant sur la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d'argent.

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées mercredi soir dans le centre de Tunis, à l'Avenue Habib Bourguiba, pour dénoncer cette attaque, criant notamment "La Tunisie est libre, les terroristes dehors". Les appels à la mobilisation se multipliaient jeudi, à l'appel de citoyens et de nombreuses organisations de la société civile.

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