MAGHREB
09/03/2015 10h:31 CET

En Libye, quatre philippins et cinq autres étrangers ont été enlevés lors d'une attaque

In this Saturday, Feb. 21, 2015 photo, Libyan soldiers try to fix a weapon that jammed during clashes with militants on the frontline in Al Ajaylat, 120 kilometers (75 miles) west of Tripoli, Libya. Army forces in Libya have been fighting Islamic and tribal militias since last September. (AP Photo/Mohamed Ben Khalifa)
ASSOCIATED PRESS
In this Saturday, Feb. 21, 2015 photo, Libyan soldiers try to fix a weapon that jammed during clashes with militants on the frontline in Al Ajaylat, 120 kilometers (75 miles) west of Tripoli, Libya. Army forces in Libya have been fighting Islamic and tribal militias since last September. (AP Photo/Mohamed Ben Khalifa)

INTERNATIONAL - En Libye, les attaques contre les champs pétroliers sont monnaie courante.

Ainsi, il y a quelques jours, quatre Philippins et cinq autres étrangers ont été enlevés lors d'une attaque contre le champ pétrolier al-Ghani (sud de la Libye) imputée par des sources libyennes aux jihadistes du groupe Etat islamique (EI), ont déclaré lundi les autorités philippines.

Huit gardes ont également été tués dans cette attaque survenue vendredi, avait dit un porte-parole des gardes des installations pétrolières libyennes.

Le champ al-Ghani est exploité par la compagnie al-Harouge, une des filiales de la Compagnie nationale de pétrole (NOC). La NOC avait fait état de la disparition d'un Autrichien et d'un Philippin.

D'après le porte-parole du ministère philippin des Affaires étrangères, Charles Jose, quatre Philippins, deux Bangladeshis, un Ghanéen, un Tchèque et un Autrichien ont été enlevés.

Le porte-parole, qui s'appuyait sur un rapport de l'ambassade des Philippines en Libye, a déclaré qu'il n'était pas en mesure de confirmer l'identité des ravisseurs, ajoutant qu'aucune demande n'avait été formulée.

Au total, depuis le début de l'année, sept Philippins ont été enlevés en Libye. Trois ressortissants philippins avaient été capturés début février dans le champ pétrolier d'al-Mabrouk, à l'est de Tripoli et leur sort reste inconnu.

Depuis plusieurs semaines, la Libye est le théâtre d'une série d'attaques revendiquées ou attribuées au groupe jihadiste EI qui contrôle des pans entiers de territoires en Syrie et en Irak.

En juillet 2014, lorsque le gouvernement philippin avait ordonné le rapatriement de ses ressortissants de ce pays, environ 13.000 d'entre eux y travaillaient, selon le ministère des Affaires étrangères. Depuis, des milliers de Philippins ont quitté la Libye mais 4.000 y travaillent toujours, attirés par des salaires bien plus élevés que ceux qu'ils percevraient chez eux.

Environ 10% des 100 millions de Philippins travaillent à l'étranger.

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