MAGHREB
09/03/2015 15h:14 CET | Actualisé 10/03/2015 08h:10 CET

Du 11 au 28 mars, des artistes tunisiens se produiront dans un festival parisien

In this Friday, Feb. 6, 2015 photo, Egyptian singer Amer Eltony, in white robe, Moroccan singer Karen Ruimy and artists of Egyptian Mawlawiyahh group perform during Sufi Sutra, an international festival of Sufi and traditional music, in Kolkata, India. Besides Indian states of Rajasthan, Gujarat and West Bengal, international participants from Brazil, Denmark, Egypt, Morocco, Tunisia and Spain are also present in this three-day event. (AP Photo/Bikas Das)
ASSOCIATED PRESS
In this Friday, Feb. 6, 2015 photo, Egyptian singer Amer Eltony, in white robe, Moroccan singer Karen Ruimy and artists of Egyptian Mawlawiyahh group perform during Sufi Sutra, an international festival of Sufi and traditional music, in Kolkata, India. Besides Indian states of Rajasthan, Gujarat and West Bengal, international participants from Brazil, Denmark, Egypt, Morocco, Tunisia and Spain are also present in this three-day event. (AP Photo/Bikas Das)

INTERNATIONAL - Les printemps arabes vivent encore sur scène: le théâtre Le Tarmac à Paris accueille du 11 au 28 mars six artistes de Tunisie, du Liban et d'Égypte sous la bannière "Drôles de printemps".

Parmi les spectacles figurent le "Sacré printemps" des chorégraphes tunisiens Aïcha M'Barek et Hafiz Dhaou. Il incarne dans la danse l'énergie et les soubresauts de la Tunisie actuelle, "de la société civile qui se mobilise, s'indigne" dans ce printemps qui cherche encore son visage (18-21 mars).

Autre artiste, la Tunisienne Meriam Bouselmi a choisi l'installation originale d'un confessionnal dans le hall du théâtre, où chaque spectateur viendra entendre le "péché" d'un personnage: père imparfait, épouse cachotière et époux infidèle, mais aussi l'artiste souffrant, la prostituée, le trafiquant d'antiquités.

Il y aura également l'Égyptien Hassan El Geretly, dont le spectacle "Haeeshek" avait ému les spectateurs au dernier festival d'Avignon. Ce patchwork d'histoires, de chansons, de poèmes irrigué par l'humour égyptien se nourrissait de 18

jours de la révolution de la place Tahrir au Caire. La pièce "Zawaya, témoignages de la révolution" présentée du 25 au 28 mars se concentre sur 5 personnages, tous témoins de l'hiver 2011 sur la place Tahrir: un voyou à la solde du pouvoir, un officier, la mère d'un martyr, un supporter de football, une visiteuse d'hôpital. Hassan El Geretly construit un théâtre direct, épuré, compréhensible dans chaque village égyptien. Sa compagnie El Warsha trouve sa source d'inspiration dans la rue et aime évoquer la vie quotidienne.

Également Égyptien, Ahmed El Attar propose une performance où il conjugue confession intime et histoire en train de se faire, seul en scène. Avec ce spectacle intitulé "On the importance of being an Arab" ("De l'importance d'être un Arabe), il espère que "les gens amorcent une réflexion sur l'Autre, sur l'Arabe, sur les préjugés" (11 au 14 mars).

"Alice" met en scène l'actrice et auteure libanaise Sawsan Bou Khaled dans un voyage imaginaire, servi par un univers de trouvailles techniques, d'images vidéo et de jeux de lumières et d'artifices (11-14 mars).

Cette "Truth box" sera en accès libre une heure avant et après toutes les pièces, du 11 au 28 mars.

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