ALGÉRIE
08/03/2015 17h:55 CET | Actualisé 08/03/2015 19h:19 CET

Human Rights Watch condamne l'emprisonnement du militant Rachid Aouine

Facebook

L'organisation non gouvernementale internationale, Human Rights Watch a condamné l'arrestation du militant algérien du Comité national pour la défense des Droits des chômeurs (CNDDC), Rachid Aouine, dans un communiqué publié ce dimanche sur son site web.

Les autorités "devraient immédiatement rêlacher Rachid Aouine et abandonner toutes les charges à son encontre", a appelé le représentant de la branche MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) de Human Rights Watch, Eric Goldstein.

"En plus de [réprimer] des manifestants pacifiques, les autorités algériennes emprisonnent maintenant un activiste pour un commentaire ironique sur la police" publié sur Facebook, a indiqué Eric Goldstein.

Tout en rappelant que "la liberté de critiquer les [officiels], à l'image de la police, et manifester est une part nécessaire du débat public", Human Rights Watch a dénoncé l'arrestation des autres militants du CNDDC et les proches de Rachid Aouine.

Ce dernier, militant et président du bureau de la wilaya El Oued du CNDDC, a été arrêté et placé en détention provisoire dimanche 03 mars par le Procureur général de la Cour de la ville éponyme, pour avoir "incité les forces de l'ordre à manifester" dans une publication anti-gaz de schiste postée mardi 24 février sur son compte Facebook. Son procès est attendu pour lundi 9 mars.

rachideloued

"Le code pénal de l'Algérie contient de nombreux articles qui criminalisent les manifestations pacifiques", a ainsi déploré Eric Goldstein dans le même communiqué. "Les autorités algériennes instrumentalisent ces lois pour persécuter et emprisonner des activistes pacifiques", et "ces restrictions sont une violation des obligations de l'Algérie énoncées par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques", a-t-il poursuivi.

"Les limites juridiques sur le droit à la liberté de rassemblement et les poursuites judiciaires sont contradictoires avec les droits internationaux", a renchéri Eric Goldstein, appelant le gouvernement algérien "à changer les lois criminalisant les manifestations et cesser d'emprisonner des militants pacifiques".

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