MAGHREB
06/03/2015 08h:20 CET | Actualisé 06/03/2015 08h:58 CET

Tunisie: Un tiers de la population libyenne réside en Tunisie, selon Taïeb Baccouche

Facebook/Baccouche

En marge de sa participation à la 28ème session du Conseil des droits de l’Homme à Genève, le ministre des Affaires étrangères tunisien, Taïeb Baccouche a donné une interview au quotidien suisse Le temps, où il explique que le dialogue entre les différentes parties pourraient faire face aux problèmes libyens et syriens.

Par ailleurs, il a dévoilé que le tiers de la population libyenne résidait actuellement en Tunisie.

La crise libyenne et la nécessité d'avoir un État de droit

Sur la crise libyenne, Taïeb Baccouche a affirmé que Tunisie soutiendra, l'initiative de Bernardino Leon, secrétaire général de la mission de l'ONU en Libye qui compte organiser le dialogue entre les différentes figures politiques libyenne afin d'aboutir sur un gouvernement d'unité nationale.

"Nous agissons pour l’unité de la Libye. Il lui faut un État de droit représentant tout le peuple libyen et qui assoie son autorité sur l’ensemble du territoire, ce qui n’est pas le cas", a-t-il assuré.

Le 25 février, M. Baccouche avait reçu son homologue italien, Paolo Gentiloni avec lequel il avait convenu que le problème libyen devait impérativement être résolu par "la négociation et de la réconciliation".

L'ancien secrétaire général de Nida Tounes a assuré au quotidien suisse que son ministère travaillait dans "la même lignée que celle d'Habib Bourguiba" en refusant d'aligner sa politique sur celle d'autres pays. Les relations consulaires avec les deux parties libyenness (Cyrénaïque et Tripolitaine) doivent, selon lui, être développées.

En effet, "1,8 million de Libyens résident sur tout le territoire, soit près d'un tiers de la population libyenne" a-t-il précisé

Même problème en Syrie

La même chose devrait se faire en Syrie où il est nécessaire, selon lui, de rétablir une représentation consulaire pour régler certains problèmes des ressortissants Tunisiens.

"En particulier, le nombre impressionnant de jeunes qui sont là-bas sur le champ de bataille" a-t-il indiqué.

Il considère que ces derniers sont "désabusés car les années passent et les objectifs de la révolution ne sont pas atteints".

Dès leurs prises de fonction, plusieurs ministres du gouvernement de Habib Essid ont présenté les mesures prioritaires qu'ils comptaient prendre.

Pour Taieb Baccouche, l'urgence réside toujours dans le dossier des journalistes disparus en Libye Sofiène Chourabi et Nadhir Ktari, ainsi que dans le développement des relations avec la Libye et d'améliorer les relations étrangères "qui ont été dégradées par le gouvernement tunisien précédent".

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