MAGHREB
06/03/2015 12h:18 CET

A force de passer du temps sur Facebook, certains internautes souffrent de déprime et jalousie (PHOTOS, VIDEO)

A Syrian man  connects on his Facebook account at an internet cafe, in Damascus, Syria, on Tuesday Feb. 8, 2011. A media watchdog said Tuesday that Syria appears to be lifting a three-year-old ban on YouTube and Facebook, a decision that could be seen as a gesture to stave off unrest following popular uprisings in Egypt and Tunisia. The Syrian government does not comment on its Internet restrictions. But several Internet users in Syria told The Associated Press on Tuesday that the sites were acc
ASSOCIATED PRESS
A Syrian man connects on his Facebook account at an internet cafe, in Damascus, Syria, on Tuesday Feb. 8, 2011. A media watchdog said Tuesday that Syria appears to be lifting a three-year-old ban on YouTube and Facebook, a decision that could be seen as a gesture to stave off unrest following popular uprisings in Egypt and Tunisia. The Syrian government does not comment on its Internet restrictions. But several Internet users in Syria told The Associated Press on Tuesday that the sites were acc

Depuis une dizaine d'années maintenant, Facebook fait partie intégrante du quotidien de nombreux internautes. Ainsi, ils seraient près d'un 1,4 milliard d'utilisateurs mensuels actifs. Une "population" qui en ferait symboliquement le pays le plus peuplé au monde.

Et dans ce pays, nombreux sont ceux qui partagent régulièrement leur quotidien. Selon une étude réalisée par l'Université du Missouri, plus on y passe du temps, plus on deviendrait jaloux et déprimé.

La vie des autres

Réalisée sur un échantillon de 700 étudiants, elle montre notamment que ceux qui l'utilisent, à "des fins de surveillance", peuvent développer ces sentiments.

"Nous avons constaté que si les utilisateurs de Facebook ressentent de l'envie en observant les activités et les modes de vie de leurs amis, ils sont beaucoup plus susceptibles de ressentir de la dépression", a notamment déclaré Margaret Duffy, professeur de Journalisme au sein de l'Université en question qui y a participé.

Les internautes qui comparent leur vie à ceux de leurs amis, à travers les photos ou les statuts, seraient donc plus touchés par le phénomène.

Il n'y a pas que dans la "Vie des Autres", drame sur un espion de la Stasi qui surveille un couple d'artistes - et oscar du meilleur film étranger en 2007 - qu'espionner les autres comporte des risques.

L'article se poursuit sous la photo

ulrich muhe

La Vie des Autres

Sur Facebook aussi, la "surveillance" peut s'avérer dangereuse.

Mais ce lien existant, entre Facebook et la déprime en particulier, a déjà été mis en évidence par des études précédentes.

Le Blues de Facebook, un tube depuis plusieurs années

Il y a quelques années, l'Université de l'Utah avait réalisé pareille enquête, sur 425 personnes.

En charge de l'étude, les sociologues Hui-Tzu Grace Chou et Nicholas Edge avaient notamment soumis deux propositions aux intéressés. La première était : "Mes amis ont une meilleure vie que moi" et la seconde: "La vie est juste".

Résultat, les "facebookeurs" réguliers trouvaient que la vie de leurs amis était que la leur, et que leur vie était injuste.

Quand ce ne sont pas les études et autres enquêtes d'opinion qui mettent en évidence ce côté néfaste de Facebook, ce sont les internautes eux-même qui le font.

La chasse à la déprime

Les abonnés aux réseaux sociaux pointent parfois du doigt ceux qui partagent leur état d'esprit.

Voici quelques exemples :

Ou encore:

Pour rappel l'année dernière, une vidéo montrait les publications des uns qui pouvaient rendre morose les autres.

Galerie photo L'évolution de Facebook sur 10 ans Voyez les images

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