MAROC
05/03/2015 07h:53 CET | Actualisé 05/03/2015 08h:01 CET

Élections: Le CNDH appelle à élargir la participation aux étrangers résidant au Maroc

Élections: Bientôt le droit de vote pour les étrangers?
myJon/Flickr
Élections: Bientôt le droit de vote pour les étrangers?

POLITIQUE - Le Conseil national des droits humains (CNDH) a formulé mercredi une série de recommandations concernant les élections, parmi lesquelles permettre aux étrangers de voter pour la première fois lors des scrutins locaux.

Le CNDH a appelé à "élargir le corps électoral" à "tous les étrangers résidant régulièrement au Maroc pendant une période qui ne peut être inférieure à cinq ans", selon un mémo rendu publique et qui liste une série de 45 recommandations.

La nouvelle constitution adoptée en 2011 ouvre en effet la voie au vote des étrangers lors des élections communales, sous réserve de signature d'accords de réciprocité avec leurs pays d'origine.

Le Maroc compte, selon les estimations officielles, près de 80.000 Français, 2.000 Espagnols et 18.000 ressortissants essentiellement d'Afrique subsaharienne, régularisés lors de la campagne lancée en 2014 par les autorités.

Le CNDH a également recommandé au gouvernement d’œuvrer pour la parité en renforçant "les mécanismes d'accès des femmes aux mandats électifs" au niveau local et régional, via notamment une augmentation du "nombre de sièges réservés aux femmes dans les communes soumises au scrutin uninominal".

Les personnes handicapées ou à mobilité réduite devraient aussi bénéficier d'un "accès facile" aux bureaux de vote et les "prestations audiovisuelles électorales" devraient pour leur part être traduites dans le langage des signes, poursuit le mémo du CNDH.

Les scrutins locaux et régionaux sont prévus à partir du 4 septembre prochain, avant la tenue d’élections législatives, l'année suivante, qui verront Abdelilah Benkirane remettre son poste de chef de gouvernement en jeu.

A mi-mandat, cet été, le chef du PJD restait relativement populaire, même si sa cote de popularité a sensiblement diminué (autour de 45%, selon des études).

LIRE AUSSI:

Retrouvez les articles du HuffPost Maroc sur notre page Facebook.