ALGÉRIE
03/03/2015 11h:31 CET | Actualisé 03/03/2015 11h:38 CET

Libye: raids aériens croisés entre forces rivales

Twitter/Michael Horowitz

La poudrière libyenne continue d'inquiéter la communauté internationale notamment ses voisins maghrébins et africains. Les raids croisés entre forces "loyale" et Fajr Libya, n'en sont que les prémices. Aéroports et ports pétroliers rien n'est épargnés par les forces belligérantes.

Les forces dites loyales au gouvernement libyen "reconnu par la communauté internationale", en exil en Cyrénaïque dans l'Est, après avoir été chassé de Tripoli en août 2014 par Fajr Libya, ont mené ce 3 mars des raids aériens contre l'aéroport de Miitiga, le seul en service à Tripoli. Ils n'auraient pas fait de victimes ni causé de dégâts, selon des sources aéroportuaire et militaire.

A peine leur commandant nommé chef d'état major de l'armée libyenne, les forces "loyales" au général Khalifa Haftar ont mené donc des raids aériens sur le seul aéroport viable de Tripoli aux mains de leurs rivaux de Fajr Libya, affirmant agir en réaction à des raids des miliciens contre un terminal pétrolier.

Le chef des forces aériennes loyales au général Haftar, qui a revendiqué les raids, a expliqué à l'AFP qu'ils ne visaient pas l'aviation civile mais des rassemblements des forces des milices de Fajr Libya à l'intérieur de la base militaire qui jouxte l'aéroport.

Nous avons aussi bombardé d'autres positions de ces milices à Tripoli, a précisé le général Sagr al-Jerouchi à l'AFP, affirmant qu'il s'agissait d'une réponse à une attaque contre le terminal pétrolier d'Al-Sedra, dans l'est du pays.

Les forces aériennes de Haftar ont mené plusieurs raids ces derniers mois contre l'aéroport de Miitiga, ouvert au trafic civil après que l'aéroport international a été gravement endommagé par des combats l'été dernier.

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Selon Ali al-Hassi, porte-parole des gardes des installations pétrolières, deux avions Mig ont décollé de l'aéroport de Syrte à 500 km à l'est de Tripoli et contrôlé par Fajr Libya, ont tenté de bombarder Al-Sedra, mais les défenses anti-aériennes ont obligé ces avions à lâcher leurs bombes dans un terrain vague, sans faire de victime ou de dégâts matériels.

Fajr Libya, qui mène depuis plusieurs mois une offensive pour s'emparer des ports pétroliers de l'est du pays, n'a pas revendiqué les raids dans l'immédiat. Ses milices contrôlent l'aéroport de Syrte, ainsi que plusieurs parties de la ville.Fajr Libya s'est aussi emparé de la capitale où elle a installé un gouvernement parallèle et réactivé le parlement sortant, le Congrès général national (CGN).

Depuis, la Libye est dirigée par deux parlements et deux gouvernements rivaux, dont un, reconnu par la communauté internationale, siège à Tobrouk dans l'Est.

Lundi, le Parlement reconnu a annoncé qu'il reprenait sa participation au dialogue politique parrainé par l'ONU, une semaine après l'avoir suspendu. Des pourparlers sont annoncés ce mois-ci au Maroc.

Les champs pétroliers et les infrastructures portuaires et aéroportuaires sont des cibles de plus en plus fréquentes de la guerre civile qui déchire la Libye, quatre ans après la chute de Mouammar Kadhafi.

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