ALGÉRIE
02/03/2015 09h:59 CET | Actualisé 02/03/2015 10h:50 CET

Ouverture de la session de printemps du Parlement: le FFS boycotte, l'AVV manifeste et Sellal affirme "ma kayen walou à In Salah"

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L'ouverture de la session du printemps du parlement a été marquée par le sceau des événements qui se déroulent à in Salah.

Si le premier ministre a esquivé les questions des journalistes les renvoyant aux propos qu'il a tenu sur le sujet à Arzew le 24 février, des députés de l'opposition, à l'instar du groupe parlementaire du Front des Forces Socialistes (FFS) qui a boycotté cette séance d'ouverture alors que les députés enrôlées sous la bannière de l’Alliance de l'Algérie Verte (AVV) ont tenu à manifester "leur soutien aux habitants de In Salah et la répression contre les manifestants".

Le groupe parlementaire du Front des Forces Socialistes (FFS), qui compte 27 membres, a donc, décidé de boycotter carrément l'ouverture de la session.

Saluant la mobilisation pacifique des habitants de In Salah, le FFS "dénonce avec vigueur la politique de répression menée par les autorités à leur égard." Dans sa déclaration remise à la presse, le FFS a déploré, à cette occasion: "L’absence de cadres réels et effectifs de débat ouvrira la porte aux dérapages qui mèneraient inéluctablement au pourrissement de la situation et menaceraient la stabilité et la cohésion nationales".

Le groupe parlementaire du FFS déplore aussi, "l’absence de débats, au niveau de l’APN, et ce depuis son installation, sur les questions d’intérêt national, conformément à ses missions constitutionnelles."

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Dans ce sillage, le groupe parlementaire du FFS "exige l’interpellation du gouvernement, conformément à l’article 65 de la loi organique fixant l'organisation et le fonctionnement de l'Assemblée populaire nationale et du Conseil de la nation, sur les évènements de In Salah et la question du gaz de schiste". Il rappellera, dans cette même déclaration, "que toutes les questions liées à l’avenir du pays nécessitent un débat pour aboutir à un consensus national".

Brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Non à la répression des manifestations pacifiques" et "La souveraineté nationale est une ligne rouge", les députés ont fait leurs entrées dans l'hémicycle en protestant avant d'en sortir et poursuivre leur action dans le hall de l'Assemblée populaire nationale (APN).

Selon le site Impact 24, ces députés au nombre de cinquante, ont boycotté la cérémonie d’ouverture de la session, disant "nous sommes tous In Salah". Ils ont quitté l’hémicycle juste après l’hymne national et la lecture d’une sourate du Coran.

Abdelmalek Sellal , qui avait esquivé les questions des journalistes, s'est contenté de dire au site Tout Sur l' Algérie (TSA), "ma kayen walou fi in salah. La situation est normale".

A In Salah, les manifestants ont réinvestis la place El Somoud. L'intervention des militaires la veille semble avoir réussi à calmer les esprits et à restituer à la manifestation son caractère pacifique.

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