MAGHREB
02/03/2015 12h:25 CET

L'Iran pourrait accueillir Google et d'autres fournisseurs de services Internet

FILE- In this Monday, Feb. 13, 2012 file photo, Iranian women use computers at an Internet cafe in central Tehran. Iran’s cyber monitors often tout their efforts to fight the West’s 'soft war' of influence through the web, but trying to ban Google’s popular Gmail may have gone too far with complaints coming even from email-starved parliament members. (AP Photo/Vahid Salemi, File)
ASSOCIATED PRESS
FILE- In this Monday, Feb. 13, 2012 file photo, Iranian women use computers at an Internet cafe in central Tehran. Iran’s cyber monitors often tout their efforts to fight the West’s 'soft war' of influence through the web, but trying to ban Google’s popular Gmail may have gone too far with complaints coming even from email-starved parliament members. (AP Photo/Vahid Salemi, File)

INTERNATIONAL- Alors qu'il y a quelques semaines, un site iranien fermait pour protester contre les tenues légères, de nouveaux partenaires pourraient débarquer sur la toile iranienne.

En effet, l'Iran est prêt à autoriser l'installation du géant internet américain Google et d'autres sociétés de service internet s'ils respectent sa culture, a déclaré dimanche un haut responsable iranien cité par l'agence Fars.

"Nous sommes prêts à négocier avec toutes les grandes sociétés internet pour qu'elles fournissent des services sur le marché iranien dans le respect des conditions culturelles", a déclaré le vice-ministre des Télécommunications, Nasrollah Jahangard, dans un entretien à l'agence.

"Nous sommes aussi prêts à mettre à la disposition de Google ou d'autres sociétés les moyens de l'Iran pour fournir des services à la région" en installant leurs serveurs dans le pays, a-t-il ajouté.

L'Iran, qui compte 40 millions d'internautes sur une population de près de 78 millions, bloque de nombreux sites à caractère politique ou pornographique ainsi que des réseaux sociaux, en particulier Twitter et Facebook, depuis les grandes manifestations de juin 2009 qui contestaient la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad. Ces réseaux sociaux étaient massivement utilisés par les opposants pour mobiliser leurs partisans.

M. Jahangard a toutefois affirmé que les sanctions imposées contre l'Iran à cause de son programme nucléaire pouvaient "créer des problèmes aux compagnies américaines".

"Elles attendent que la situation juridique soit réglée mais d'autres compagnies étrangères ont déjà commencé à discuter avec nous", a-t-il ajouté, sans donner de détail.

L'Iran et les pays du 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) doivent poursuivre jeudi en Suisse leurs discussions sur un accord historique garantissant la nature uniquement civile et pacifique du programme nucléaire iranien en échange d'une levée des sanctions internationales asphyxiant l'économie de ce pays.

Les deux parties tentent d'arracher un accord avant la date du 31 mars.

L'Iran travaille depuis près de deux ans à un accès sélectif et contrôlé des réseaux sociaux, plutôt qu'à un blocage total de sites dont le contenu déplaît aux autorités de la République islamique.

Une police de la "cyber-criminalité", chargée de faire la chasse aux contenus illicites et aux blogs contestataires a également été créée et plusieurs animateurs de ces blogs ont été arrêtés.

Enfin, l'Iran a lancé récemment son propre moteur de recherche, yooz.ir, dont les serveurs se trouvent dans le pays.

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