ALGÉRIE
23/02/2015 12h:55 CET | Actualisé 23/02/2015 13h:30 CET

L'Algérie classée 103e sur 107 pays en matière d'intégrité des élections (Rapport)

L'élection présidentielle d'avril 2014 en Algérie figure au 103e rang sur 127 scrutins dans 107 pays en matière d'intégrité des élections dans le dernier rapport du The Electoral Integrity Project (EIP), intitulée "2014, The Year in Elections".

La présentielle d'avril 2014, qui a abouti à la réélection du président Abdelaziz Bouteflika pour un 4e mandat, classe ainsi l'Algérie devant l'Egypte et son scrutin présidentiel de 2014 (XXXe rang) mais loin derrière la Tunisie, berceau du printemps arabe, dont la présidentielle de novembre dernier (25e) et les législatives d'octobre 2014 (34e) la placent en tête des pays africains et arabes dans ce classement.

Sans la présence d'observateurs occidentaux, ni d'observateurs indépendants algériens, la présidentielle d'avril 2014 s'était tenue dans un climat de contestation. Des opposants ont boycotté le scrutin avant le début de la campagne électorale, dénonçant une élection "jouée à l'avance". Si les autorités se sont félicitées d'une élection "transparente et sans fraude", le candidat malheureux Ali Benflis a publié en octobre dernier un "livre blanc" sur la fraude électorale en Algérie, un phénomène qu'il trouve "hautement sophistiqué".

L'exception tunisienne cache peu les mauvais scores des scrutins qui ont lieu dans les autres pays africains et arabes entre 2012 et 2014. La Syrie, le Bahrein, l'Egypte et le Mozambique figurent parmi les pays qui ont organisé les "cinq pires élections en 2014", en plus de l'Afghanistan. "Tous n'ont pas respecté les standards internationaux", selon l'EIP.

En haut du tableau, la Lithuanie, le Costa Rica, la Suède, la Slovénie et l'Uruguay ont organisé quant eux les "meilleures élections".

L'EIP, basé aux universités de Harvard et de Sydney, indique que son classement est basé sur des sondages réalisés directement après chaque élection dans les pays concernés. L'intégrité électorale telle que définie par l'EIP se base sur 49 indicateurs et est renforcée par la démocratie, le développement, et le partage constitutionnel des pouvoirs, relèvent nos confrères du HuffPost Tunisie.

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