ALGÉRIE
20/02/2015 09h:44 CET | Actualisé 20/02/2015 11h:52 CET

Conférence nationale du consensus: Le FFS prêt à consentir des "compromis" mais pas de "compromission"

Le Front des forces socialistes (FFS), estime qu'une plus grande communication sur son initiative de consensus national devrait

lever les malentendus et rassurer tous ceux qui ont à cœur l'intérêt national. Dans un entretien à l'Agence de presse Algérienne,, le premier secrétaire du Parti, Mohamed Nebbou, affirme que son parti consentirait des "compromis" mais pas de "compromission" pour la tenue de sa Conférence nationale du consensus (CNC), a affirmé son Premier secrétaire national, Mohamed Nebbou, précisant qu'aucun partenaire "n'a le droit d'y imposer son point de vue.

"Nous pensons arriver à nous asseoir sur la même table pour trouver des solutions définitives et consensuelles. On n'en est pas encore au stade du compromis mais si l'intérêt de la nation l'impose, nous sommes prêts à le consentir. Cela ne veut aucunement dire compromission", a indiqué M. Nebbou, dans un entretien accordé à l'APS.

Interrogé sur les préalables avancés par certaines parties pour l'acceptation de ladite conférence, le premier responsable du FFS a précisé que le parti allait prendre "le temps qu'il faut" pour réussir son pari de consensus et qu'il "ne regrette" pas d'avoir présenté une "feuille blanche" à ses partenaires.

"Nous sommes patients et la politique ce ne sont pas des sentiments. Nous ne sommes pas à la recherche d'un quelconque intérêt particulier mais assumons notre rôle de facilitateur. La feuille blanche nous allons la noircir ensemble

lorsque nous serons réunis autour de la même table", a-t-il argué.

Tout en soulignant accepter la divergence de points de vue, il s'est néanmoins refusé à ce que l'un ou l'autre des partenaires "impose son point de vue", notant que lors de la conférence escomptée, il s'agira pour tous de "respecter l'engagement sur les plan politique et éthique", dans le sens où la rencontre "ne doit pas servir à des règlements de compte personnels ou

déborder de son ordre du jour".

Si la nécessité d'un "changement" constitue le point de convergence chez la classe politique, a observé M. Nebbou, la différence réside dans la manière d'y arriver, conviant à l'occasion les formations politiques à "se départir de leur ego" et à accepter de faire "des concessions pour atteindre cet objectif essentiel".

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Le leader du FFS souligné, à ce propos, avoir suivi une "méthodologie" en élaborant les propositions qu'il a présentées à ses partenaires dans la perspective de son initiative : "Nous avons mis quatre ans pour ce faire et pour préparer

les Algériens à ce consensus car il s'agit de la réhabilitation du politique".

Mohamed Nebbou se défend et défend son parti d'avoir changé de ligne politique. "Le FFS n'a en aucun moment dévié de sa ligne politique", a assuré M. Nebou, insistant sur le caractère "autonome" de l'initiative : "Nous activons de la même manière depuis 50 ans. Nous ne sommes pas des médiateurs entre le pouvoir et l'opposition ou le peuple mais faisons en sorte de regrouper les Algériens pour l'intérêt suprême de la nation compte tenu des défis auxquels nous faisons face. Il n'y ni contradiction ni superposition entre notre initiative et notre ligne politique", a-t-il argumenté.

Pour Nebbou, endosser le rôle de "facilitateur" n'exclut donc pas que le parti continue à faire de l'opposition et à se prononcer sur le quotidien des Algériens. Il rappellera l'attachement du FFS aux "mêmes principes et objectifs" concernant le changement, à savoir la séparation des pouvoirs, la justice sociale, l'Etat de droit, le respect des libertés, etc.

"La révision de la Constitution n'est pas la seule condition pour atteindre ce changement", a ponctué le premier responsable du plus vieux parti d'opposition, indiquant que le FFS n'allait pas rester "indéfiniment" dans le rôle de facilitateur.

"L'Algérie mérite un meilleur avenir à travers un changement. Il s'agit d'établir des normes pour une bonne gouvernance, c'est cela qui fera partie du schéma global de la conférence du consensus où nous exposerons notre point de vue au même titre que tous les autres", a-t-il observé.

A la question de savoir quel sens donner à l'initiative du parti en cas d'absence des partis au pouvoir, M. Nebbou a rétorqué qu'aucun refus "officiel" dans ce sens ne lui est parvenu : "le FLN a confirmé officiellement sa participation lors de notre seconde rencontre et nous n'en tenons qu'à cette position officielle.

Pour le RND nous attendons la réponse définitive qui sera décidée à l'issue de la réunion de son instance dirigeante. On ne peut donc pas parler de refus à ce stade", a-t-il clarifié.

Rappelant la mise en place, prochainement, du groupe de contact lequel s'attellera à préparer les étapes de ladite conférence, M. Nebbou a souhaité que soient levés "les quelques malentendus" concernant précisément les procédures

d'organisation et de déroulement y afférentes.

Refusant d'admettre tout échec, le premier secrétaire du FFS de a reconnu qu'il y a eu "peut-être des insuffisances" mais qu'une "décantation" allait se faire avec le temps.

"Nous avons, en quelque sorte, contribué à pacifier les relations entre les partis politiques, car il existe une sérieuse crise de confiance entre les gouvernants et les gouvernés mais aussi au sein même de la classe politique", a-t-il argumenté, assurant avoir été destinataire d'"échos favorables" en provenance de la rue.

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