ALGÉRIE
07/02/2015 06h:56 CET | Actualisé 07/02/2015 07h:21 CET

Assia Djebar, une Immortelle

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Née le 30 juin 1936 à Cherchell, Assia Djeber est décédée hier à Paris à l'âge de 78 ans. Elle sera inhumée dans sa ville natale, aux côtés de son père et son frère, selon son souhait exprimé à ses proches.

Écrivaine de renommée nationale, maghrébine et internationale, Assia Djebar est l'auteure de plusieurs romans, nouvelles, pièces de théâtre, poésies et essais. Elle traitait dans ses chefs-d'oeuvre de l'émancipation des femmes, l'histoire et de l'Algérie, au travers de ses cultures, ses langues et ses luttes.

Elle est la première algérienne et femme musulmane à intégrer en 1955 l'École normale supérieure de jeunes filles de Sèvres, où elle a choisi d'étudier l'Histoire. Après avoir pris part à la grève de l'Union générale des Étudiants musulmans algériens, Fatma-Zohra Imalayène a écrit son premier roman "La Soif" en 1956, sous le nom de plume Assia Djebar.

Entre 1958 et 1970, elle a écrit son roman "Les Impatients", les "Poèmes pour l'Algérie heureuse" en 1969, et la pièce de théâtre "Rouge l'aube" la même année.

En 1978, elle a réalisé son premier long-métrage "La Nouba des Femmes du Mont Chenoua", récompensé une année plus tard par le Prix de la Critique internationale à la Biennale de Venise. "La Zerdaou les chants de l'oubli" est son deuxième court-métrage, réalisé en 1982.

En 1989, elle est récompensée par le "Literaturpreis des Ökumenischen Zentrums", à Francfort, en Allemagne pour son roman "Ombre sultane".

En 1999, elle a soutenu sa thèse à l'Université Paul-Valéry de Montpellier, intitulée "Le roman maghrébin francophone, entre les langues et les cultures: quarante ans d'un parcours: Assia Djebar, 1957-1997.

Elle a publié la même année son essai "Ces voix qui m'assiègent: En marge de ma francophonie", avant d'être élue membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, et recevoir le Prix de la revue Études françaises.

Enseignante au département d'études françaises à l'Universtié de New York depuis 2001, elle est élue en 2005 au fauteuil 5 de l'Académie français, en succédant à Georges Vedel, professeur français de droit public.

Assia Djebar est également docteur honoris causa des universités de Vienne en Aturiche, de Concordia de Montréal au Canada et d'Osnabrïck en Allemagne.

Son dernier roman "Nulle part dans la maison de mon père" a été publié en 2007.

Galerie photo Quelques oeuvres de Assia Djebar Voyez les images

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