MAGHREB
30/01/2015 06h:48 CET

La santé du blogueur saoudien Raïf Badawi en danger, selon son épouse

AFP

L'état de santé de Raïf Badawi, le blogueur saoudien condamné à dix ans de prison et 1.000 coups de fouet en Arabie saoudite pour "insulte à l'islam", se détériore, a estimé jeudi à Ottawa son épouse Ensaf Haidar.

Raïf Badawi, qui devait subir une deuxième séance de 50 coups de fouet vendredi, souffrirait d'hypertension et une nouvelle flagellation risquerait de l'affaiblir davantage, a-t-elle indiqué lors d'une conférence de presse entourée de parlementaires canadiens.

"L'état de santé de Raïf est mauvais et il empire", a déclaré Ensaf Haidar, réfugiée au Québec avec ses trois enfants.

Entourée de responsables d’Amnesty international, Mme Haidar s'est dite "très inquiète pour lui" car "c'est impossible pour un être humain de recevoir 50 coups de fouet chaque semaine".

La jeune femme a demandé au Premier ministre canadien Stephen Harper d'intervenir auprès des autorités saoudiennes pour la libération de son époux.

Le député libéral Irwin Cotler, conseiller juridique international auprès de Raïf Badawi, a dénoncé "une violation des obligations de l’Arabie saoudite en vertu du droit international" en qualifiant la condamnation du blogueur d'"attaque flagrante de la liberté de religion et d'expression".

Raïf Badawi, 31 ans, animateur du site internet Liberal Saudi Network et lauréat 2014 du prix Reporters sans frontières (RSF) pour la liberté de la presse, est emprisonné depuis 2012 et a été définitivement condamné en novembre par la justice de son pays.

Il avait été fouetté en public le 9 janvier mais les deux flagellations hebdomadaires suivantes avaient été repoussées en raison de son état de santé.

La députée du Nouveau parti démocratique (NPD, gauche) Wayne Marston a demandé au gouvernement canadien de "n’épargner aucun effort afin de s’assurer que Raïf Badawi soit libéré" et qu'il bénéficie d'un accueil au Canada pour rejoindre sa famille.

Mi-janvier, le ministre des Affaires étrangères canadien John Baird avait lancé "un appel à la clémence" aux responsables saoudiens.

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