ALGÉRIE
24/01/2015 11h:05 CET | Actualisé 24/01/2015 15h:08 CET

Bataille rangée entre avocats et policiers au tribunal d'Alger

Une matinée de jeudi très tendue entre avocats et policiers au tribunal d'Alger
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Une matinée de jeudi très tendue entre avocats et policiers au tribunal d'Alger

Une bataille rangée a opposé dans la matinée du jeudi des avocats et des policiers au Palais de justice d'Alger, rapporte le journal El Khabar dans son édition d'aujourd'hui.

Présent sur les lieux au moment des faits, le journaliste d'El Khabar, évoque des "scènes de violences physiques graves" entre policiers et avocats dans l'enceinte du Palais de justice.

Tout a commencé quand un policier a interdit à un avocat, qui ne portait pas sa toge, l'accès à la cour de justice. Devant la persistance du policier à l'empêcher d'entrer, l'avocat s'est écrié: "Gardez vos limites et n'oubliez pas que je suis avocat". Le policier n'a pas changé d'attitude.

Il était clair, écrit El Khabar, que le policier était "armé" d'instructions de magistrats de siège et du parquet qui imposent une règles strictes" et a tenté de le repousser de force de la salle.

"Cette scène "inhabituelle" à laquelle a assisté El Khabar a entraîné l'arrêt de la session, les avocats présents volant au secours de leur collègue. Ensuite, de nombreux policiers sont sortis vers le hall du palais de justice où les affrontements physiques et les échanges verbaux vifs se sont poursuivis".

La "bataille" ajoute le journaliste s'est étendue à la salle de réunion des avocats qui ont essayé de monter au huitième étage où se trouve le bureau du procureur général Belkacem Zeghmati pour se plaindre de la "violence policière". Mais les policiers les ont rattrapé et les en ont empêché, ce qui a accentué les tensions.

Les échauffourées se sont poursuivies au niveau du deuxième étage du bâtiment où une "avocate a été touchée dans une des plus violentes scènes" de l'incident. Le bâtonnier Abdelmadjid Selini était "au summum de la colère" et a promis de ne pas "se taire devant ce grave dépassement de la police".

Les violences ont duré plus d'une heure avant de s'arrêter mais le climat est resté tendue au Palais de Justice et la programmation des procès a connu une forte perturbation. El Khabar indique que selon des sources au parquet, le procureur Zeghmati a "demandé un rapport".

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