MAGHREB
23/01/2015 09h:36 CET | Actualisé 24/01/2015 05h:57 CET

Tunisie - Formation du gouvernement: Afek Tounes: "L'opacité de Habib Essid nous a poussé à quitter la table des négociations"

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Depuis la désignation officielle de Habib Essid en tant que chef du gouvernement le 5 janvier dernier, les discussions autour des nominations concernants les portefeuilles ministériels du prochain gouvernement ont été houleuses.

Les divergences d'opinions entre les divers acteurs politique ont été nombreuses notamment au sujet de la participation d'Ennahdha et de son rôle futur au sein du gouvernement.

L'un des évènements marquants fut le retrait hier d'Afek Tounes. Avec 8 sièges à l'Assemblée, le parti a décidé de ne pas prendre part dans le nouveau gouvernement.

Un vrai retournement de situation, puisque jusqu'à mercredi, les pourparlers entre Afek Tounes et Habib Essid semblait aller à bon train, la situation s'est vite compliqué.

En effet, dans une déclaration Yassine Brahim, leader du parti Afek Tounes avait certifié que son parti était à priori d’accord avec les grandes lignes du programme du gouvernement.

En deux jours la situation s'est inversée, un communiqué paru ce 23 janvier montre que le parti présidé par Yassine Brahim a décidé de faire volte-face:

"Nous avons essayé de traiter de façon positive et constructive, mais il s'est avéré que les normes supposées être adoptées pour former un gouvernement ayant pour base le rajeunissement, la réforme des programmes et les compétences politiques aptes à la gestion et à l'exécution n'ont pas dépassé le stade de slogans."

Interrogée par le HuffPost Tunisie, l'ancienne députée Rim Mahjoub et membre du parti, a déclaré qu'aucun programme gouvernemental "clair" n'a été mise en place. Elle a également indiqué que le futur chef du gouvernement avait fait preuve "d'une opacité abusive concernant les partis détenteurs des ministères souverains."

Le parti Afek a aussi attesté de sa volonté à créer une coalition large incluant tous les partis politique influents y compris Ennahdha et a également déploré que le choix pour le futur gouvernement s'était fait avec une grande majorité de membre du parti Nida Tounes, de l'Union Patriotique Libre et de compétences indépendantes.

Une décision que le parti considère comme étant inadapté au contexte actuel qui nécessite une responsabilisation de plusieurs agents politiques en vue de remplir les promesses électorales.

Le même communiqué a également condamné le manque de transparence et le manque de dialogue pour former le cabinet ministériel.

C'est dans ce sens que l'ex-députée Rim Mahjoub a indiqué à la rédaction du HuffPost Tunisie, qu'à l'issue des négociations, le chef du futur gouvernement "nous a proposé seulement deux ministères; éducation et technologie. Ceci ne représente pas notre réel poids et ne reflète pas nos compétences majoritairement d'ordre économique et nous ne sommes pas là pour faire de la figuration."

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