MAROC
17/01/2015 07h:57 CET

Flagellation du blogueur saoudien Raif Badawi: L'ONU veut l'arrêt de la sentence

Blogueur saoudien fouetté: L'ONU dit stop!
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Blogueur saoudien fouetté: L'ONU dit stop!

CONDAMNATION - Le Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a demandé jeudi au roi d'Arabie saoudite d’offrir le pardon au blogueur saoudien Raif Badawi, condamné à dix ans de prison et 1.000 coups de fouet pour "insulte à l'islam".

"J'en appelle au roi d'Arabie saoudite à exercer son pouvoir pour arrêter la flagellation publique en pardonnant M. Badawi, et à examiner d'urgence ce type de sanction extrêmement sévère", a affirmé M. Zeid dans un communiqué.

"Châtiment cruel et inhumain"

Selon lui, la flagellation "constitue une forme de châtiment cruel et inhumain. Une telle punition est interdite par le droit international des droits de l'homme, notamment par la Convention contre la torture que l'Arabie saoudite a ratifiée".

Raif Badawi, qui a eu 31 ans mardi, animateur du site internet Liberal Saudi Network et lauréat 2014 du prix Reporters sans frontières (RSF) pour la liberté de la presse, est emprisonné depuis 2012.

Il a été définitivement condamné en novembre par la justice de son pays à dix ans de prison, une amende de 1.000 riyals (266.000 dollars) et à 1.000 coups de fouet répartis sur 20 semaines, dont les 50 premiers ont été donnés vendredi dernier.

Coups de fouet reportés

Cette condamnation avait suscité un tollé international. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont manifesté leur soutien au blogueur, appelant l’Arabie saoudite à revoir sa sentence.

L’ONG Amnesty International, qui a diffusé le témoignage d’une personne ayant assisté à la première flagellation, a également lancé une pétition pour la libération de M. Badawi.

Vendredi 16 janvier, alors que le blogueur devait subir de nouveaux coups de fouet, ceux-ci ont été reportés "pour raisons médicales", a indiqué sa femme, réfugiée au Canada, à l’AFP.

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