MAGHREB
15/01/2015 12h:02 CET | Actualisé 15/01/2015 15h:46 CET

Tunisie: Que pensent les politiques de la censure du dernier numéro de Charlie Hebdo dans les kiosques?

Facebook/Charlie Hebdo

Plus de vingt pays, cinq langues, 3 millions d'exemplaires: Le dernier Charlie Hebdo, signé par les rescapés de l'attentat a fait parler de lui partout dans le monde.

En Tunisie, Charlie Hebdo n'est plus distribué depuis 2011. Mercredi, la principale société de distribution de la presse écrite Sotupresse a encore une fois refusé de le distribuer.

Interrogé par le site tunisien Webdo, le directeur de Sotupresse, Mohamed Sellami, a déclaré:

"S’il existe des caricatures offensantes au prophète, nous refuserons la distribution de l’hebdomadaire, il n’y a personne qui intervient dans nos décisions, ni même le gouvernement".

Pour l'enseignant universitaire Larbi Chouikha, la Sotupresse n'a pas le droit de refuser de distribuer le journal:

"Abstraction faite du contenu du dernier numéro de Charlie Hebdo, il s'agit d'un refus de vente de la part de la Sotupresse. De quel droit une société de distribution refuse-t-elle de mettre en circulation un journal? Le décret-loi 115 est pourtant clair: une décision d'interdiction d'un journal doit passer par le tribunal. Or cela n'a pas été fait à ma connaissance", a-t-il indiqué au Huffpost Tunisie.

Les avis de nos politiques, recueillis par Le Huffpost Tunisie, divergent. Certains soutiennent la décision de Sotupresse, d'autres dénoncent une atteinte à la liberté d'expression... et enfin quelques autres figures, comme Ahmed Brahim et Monji Rahoui n'ont pas souhaité donner leur avis sur la question.

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