MAGHREB
12/01/2015 14h:19 CET | Actualisé 12/01/2015 14h:20 CET

Tunisie: Le président de la République a changé mais le culte de la personnalité perdure

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Durant la campagne pour les élections législatives mais surtout celle de la présidentielle, les commentaires vantant les mérites de l'un ou l'autre camp se sont multipliés. Les partisans de divers camps ont ainsi laissé libre court à un enthousiasme parfois excessif.

Cette transition démocratique encore incomplète montre les signes d'une société encore attachée à l'idéologie du père et du sauveur de la nation, bien encrée depuis le règne de Bourguiba et le régime de Ben Ali.

Entre ceux qui critiquent sans raison, ceux qui applaudissent aveuglément et des médias partiellement réformés, le raisonnement objectif n'est pas encore de rigueur.

A ce sujet, un commentaire publié sur Facebook, se voulant humoristique, du journaliste Nizar Bahloul, directeur du média en ligne tunisien 'Business News', a particulièrement fait réagir, entre flatteries exacerbées, traits d'humour et indignations.

nizar bahloul

Le site satirique Lerpesse, qui publie volontairement de fausses informations, souvent grotesques, à la manière d'un vrai journal, a décidé de surfer sur cette vague dans son article "L’Académie française accepte d’ajouter Bajboujette au dictionnaire". L'article en question a été pris au premier degré par certains sympathisants de Béji Caïd Essebsi, qui ont salué la fausse initiative. "Nous existons et nous sommes reconnues", a en ce sens commenté une internaute.

Sur ce même élan, la rédaction du HuffPost Tunisie a sélectionné une série d'images qui posent de réelles interrogations quant à l'évolution des mentalités, tant dans les commerces, les entreprises privées, les médias, que dans l'attitude de certains citoyens.

Galerie photo Béji Caied Essebssi et le déchainement des foules Voyez les images

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