MAROC
11/01/2015 12h:09 CET | Actualisé 11/01/2015 13h:05 CET

Le graff au Maroc: L'art urbain qui fleurit

ART URBAIN - À Casablanca, Meknès, ou encore Tanger, les graffeurs marocains s'approprient les murs de leur ville... Galerie de témoignages de six graffeurs qui racontent leur passion pour cet art de rue.

Le duo de Placebostudio, alias Brick top et Abid

Parcours: "Depuis 3 ans, nous sommes à Casablanca, on est marocain et on essaye de développer le graffiti et de représenter le mieux possible la scène street art marocaine".

Pourquoi Casablanca? "On a eu le coup de coeur pour cette ville et un coup de pouce à notre arrivée. On a eu la chance de rencontrer le directeur de l'école ibn Hbbous sur le boulevard de lmassira qui nous a offert un très grand mur de 45 mètres de large sur 5 mètres de haut!

On a ainsi commencé par peindre la fresque "Casablanca", avec El Guerab et une femme voilée".

Vos sources d'inspiration? "Personnellement, ce qui nous inspire à Casa c'est la ville... autant sa banlieue que des quartiers comme Maarif ou encore son centre ville."

Les places où vous aimez peindre? "Sidi maarouf où on a des murs autorisés dans des résidences, un mur sur le boulevard de notre massira.

Maintenant, si ça ne tenais qu'à nous, on peindrait toute la ville! J'aime bien la côte de Ain Diab aussi, il y a quelques murs sympas là-bas, la médina avec son architecture art déco."

Rebel Spirit, alias Mohammed El Bellaoui

Parcours: "Après un an à l'école des Beaux arts de Casablanca, je suis devenu graffeur et je vis de mon art."

Sources d'inspiration: "Mon quotidien, et donc la ville et les Casablancais, par leur diversité et leurs attitudes, les embouteillages, les xlaxons, l'architecture, la beauté de Casa. Je me balade tout le temps avec mon carnet de croquis. Il suffit que je me pose dans un café, que j'entende des blagues pour me sentir inspiré et sortir mon crayon: Je vis Casablanca, à Casablanca, pour Casa."

Ed Oner, alias Mohamed Touirs

Parcours: "Je viens de Berrechid et après un an en arts appliqués à Casablanca, des potes que j'y ai rencontrés m'ont initié au graffiti alors que je n'y connaissais rien. C'est ma passion dans la vie maintenant."

Style: "Depuis 4 ans, je peux dire que j'ai une patte. J'aime peindre les murs de Hay Mohammadi et des anciens abattoirs mais pas que. Je peins aussi dans d'autres villes comme à Oujda, par exemple".

Dais, alias Said Sabbah

Parcours: "J'ai découvert le graff à Meknès grâce à l'association de Ghita Zniber qui amène régulièrement des graffeurs pour sensibiliser les jeunes meknesi à l'art urbain, entre autres. C'était mon cas il y a 7 ans et depuis, je m'amuse à peindre les murs de locaux abandonnés avec l'autorisation de lqaid bien sûr. Ainsi que dans "lhouma" (le quartier) de Sidi Said."

Mevok, alias Ismail Done Umlahi

Parcours: "Je suis Tangérois et personne ne m'a appris le graff. J'ai découvert "had lfnn" (cet art) tout seul en tâtonnant sur Internet. Avec le temps, j'ai fait des rencontres et je me suis pris au jeu et senti une vive envie d'investir les places abandonnées de ma ville, Tanger.

Si j'ai un regret, c'est le prix extrêmement élevé des bombes pour peindre, au Maroc. D'ailleurs, on ne peut se procurer ses outils qu'à Casablanca...".

Les endroits où vous aimez poser? "Sur les murs de la corniche!".

Galerie photo Street art à la marocaine Voyez les images

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