MAGHREB
07/01/2015 07h:24 CET | Actualisé 07/01/2015 07h:34 CET

Redeyef: Violents affrontements avec les forces de l'ordre, un poste de police incendié

Tunisian Police officers walks in a street during clashes with riot police close to a tax office in Ettadhamen,Tunisia, 5 kms (3 miles) from Tunis, Friday, Jan. 10, 2014.  Clashes erupted in Ettadhamen, near Tunis late Friday evening between police and demonstrators as discontent mounts over new taxes levied by the government late Friday. (AP/Aimen Zine)
ASSOCIATED PRESS
Tunisian Police officers walks in a street during clashes with riot police close to a tax office in Ettadhamen,Tunisia, 5 kms (3 miles) from Tunis, Friday, Jan. 10, 2014. Clashes erupted in Ettadhamen, near Tunis late Friday evening between police and demonstrators as discontent mounts over new taxes levied by the government late Friday. (AP/Aimen Zine)

Un groupe de jeunes de la ville de Redeyef a incendié, dans la nuit du lundi à mardi 6 janvier, le poste de police situé dans le centre-ville, après des affrontements avec des forces de sécurité intérieures, selon l’agence TAP.

Les affrontements avaient commencé depuis dimanche entre manifestants et forces de l’ordre.

Retour sur les origines des affrontements

Le 13 décembre dernier, une grève a été observée par des employés d'une société de transport de phosphate, qui revendiquaient une régularisation de leur situation et une revalorisation de la masse salariale.

Le syndicaliste et député originaire de la région, Adnène Hajji, a expliqué sur Mosaïque FM que les grévistes contestaient le fait de travailler dans "une société imaginaire, déficitaire, qui n'a pas de bases juridiques", alors qu'ils veulent être complètement intégrés dans la Compagnie de phosphate (CPG).

Suite au prolongement de cette grève qui a quasiment paralysé le transport du phosphate dans la région de Gafsa, la CPG a pris la décision de se passer des service des grévistes.

Elle a fait appel le 4 janvier dernier à des trains et à des camions privés, soutenus par des unités sécuritaires, pour transporter le phosphate. Une manière de contourner la grève en question...

La CPG "est allée prendre le phosphate de force"

Adnène Hajji a affirmé hier que les jeunes manifestants avaient affronté les force de l'ordre pour répondre aux agissements de la compagnie de phosphate qui "est allé prendre le phosphate de force". Il a par ailleurs dénoncé une répression des manifestants:

"Le 5 janvier, à la commémoration de la 7ème année (en référence aux émeutes qui ont eu lieu à Redeyef en janvier 2008) la même situation se répète", a-t-il déclaré.

Pour rappel, ce jour-là, des jeunes chômeurs avaient protesté contre les résultats d'un concours national d’embauche de la Compagnie de Phostphate de Gafsa, une répression sanglante des autorités s'en était suivie.

"Ce gouvernement doit assumer ses responsabilités. Nous avons mis en garde contre cette situation dangereuse et aujourd'hui, ils vont conduire le pays vers le gouffre", a-t-il estimé à propos de la situation critique actuelle dans le bassin minier.

Transport une nouvelle fois paralysé

Le chef du district de la CPG à Redeyef, Mohamed Jemdou, a indiqué à la correspondante de la TAP que le transport du phosphate s’est arrêté après le déclenchement des affrontements.

La production de phosphate à Redeyef n’a pas dépassé 193 mille tonnes en 2014, contre des objectifs tablant sur 500 mille tonnes.

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