ALGÉRIE
22/12/2014 10h:04 CET | Actualisé 22/12/2014 10h:05 CET

Le FMI en partie responsable de la propagation d'Ebola, selon des chercheurs (étude)

AFP

Le Fonds Monétaire International (FMI) est en partie responsable dans la propagation de l'épidémie Ebola, en affaiblissant les systèmes de santés des pays lourdement touchés par le virus, selon des chercheurs du département de sociologie de l'Université de Cambridge, Oxford et London School Of Hygiene and Tropical Medicine, dans un article publié aujourd'hui 22 décembre dans la revue médicale britanniqueThe Lancet.

Les réformes de réduction des dépenses publiques et des salaires dans la fonction publique, notamment la décentralisation des systèmes de santé exigées par le FMI ont amputé le développement de services sanitaires efficaces dans les trois pays les plus touchées de l'Afrique de l'Ouest, en l'occurrence la Guinée, Liberia et Sierra Leone.

"Les programmes, dont le FMI s'est fait l'avocat, ont contribué aux problèmes de manque de ressources financières et humaines et au manque de préparation des systèmes de santé dans les pays frappés par Ebola", expliquent les experts dans cette étude.

"En 2013, juste avant l'éruption d'Ebola, les trois pays ont été confrontés aux directives économiques du FMI, et aucun n'a pu augmenter ses dépenses sociales malgré des nécessités pressantes dans le domaine de la santé", renchérissent-ils.

"Totalement faux"

"La propagation d'Ebola n'incombe aucunement à la politique de l'institution", s’est défendu un porte-parole du FMI. "De telles accusations sont basées sur un malentendu, et dans certains cas sur une déformation des politiques économiques pratiquées par le FMI", a-t-il indiqué.

Il affirme que le mandat de l'organisation et les réformes exigées n'incluaient pas spécifiquement le domaine de la santé.

"Depuis 2009, des prêts accordés à des pays à faible revenu l'ont été sans taux d'intérêt, ce qui a libéré des ressources disponibles pour des pays désireux de dépenser plus dans les domaines de la santé et de l'éducation", affirme-t-il.

Le porte-parole de l'institution financière a, par ailleurs, rappelé les aides octroyés pour lutter contre le virus, estimées à 130 millions de dollars. Il a annoncé qu'une somme similaire sera prochainement accordée aux trois pays susnommés.

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