MAGHREB
02/12/2014 08h:44 CET | Actualisé 02/12/2014 14h:06 CET

Tunisie - Séance inaugurale de l'Assemblée: Les problèmes commencent!

Séance inaugurale à l'ARP du 2 décembre
Facebook/ARP
Séance inaugurale à l'ARP du 2 décembre

La séance inaugurale de l’Assemblée des représentants du peuple a débuté mardi matin avec un léger retard, en présence d’anciens responsables, des membres du gouvernement, d’anciens élus et des nouveaux députés.

Après son discours d’ouverture, Mustapha Ben Jaâfar, modérément applaudi, a laissé sa place au député le plus âgé, Ali Ben Salem, militant de longue date et élu sur les listes de Nida Tounes, ému aux larmes.

Comme le veut la tradition et l’arrêté publié par le président de l’Assemblée constituante, les deux députés les plus jeunes (une femme d’Ennahdha et un homme de Nida Tounes) seront les adjoints du président de la séance.

L’appel des nouveaux députés a été entâché par une lecture approximative des noms des députés. Ainsi, les élus reconduits comme Samia Hammouda Abbou ou Mehdi Ben Gharbia deviendront respectivement “Samia Hmouda” et “Mehdi Ben Ghriba”, puis “Ghrayba”.

“Veuillez me pardonner, je lis les noms tels qu’ils sont inscrits sur la liste”, s’est défendue Amal Souid, la jeune vice-présidente.

Est venu ensuite le moment de prêter serment. Ali Ben Salem qui “a fait ses ablutions” avant de “mettre la main sur le Coran”, se trompe dans la lecture du texte et, bien que corrigé par les députés, il faut recommencer.

Suspension de séance

Fin de la récréation. Les députés devaient ensuite élire le président permanent de l’Assemblée, comme le veut la Constitution.

Fadhel Ben Omrane, président du groupe parlementaire de Nida Tounes, prend la parole pour demander une suspension de séance, voire un report, afin que les différents représentants puissent “se concerter”. Il évoque la possibilité de maintenir la séance “ouverte” jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé.

Sans attendre, Ali Ben Salem accepte cette demande, mais ce sera sans compter l’avis des autres députés.

Noureddine Bhiri, ancien ministre de la Justice et nouveau président du bloc d’Ennahdha, prend à son tour la parole pour demander des “éclaircissements” sur ce qui est demandé. S’agirait-il d’une simple suspension ou d’un report? Il demande également un délai pour que son groupe puisse se concerter et donner sa position concernant cette proposition.

Iyed Dahmani, unique représentant du parti Al Joumhouri à l’Assemblée propose de passer au vote pour décider ou non d’un report. Mais le représentant du groupe du Front populaire, Fethi Chamkhi, n’est pas de cet avis. Il considère en effet qu’aucune suspension n’est nécessaire pour procéder à l’élection du président de l’Assemblée.

Enfin, le représentant du Congrès pour la république (CPR), Imed Daïmi demande le respect de l’arrêté portant sur la séance inaugurale et appelle à la poursuite des travaux, sans délais.

Ali Ben Salem reprend enfin la parole pour annoncer une suspension de séance pour le déjeuner… et pour la prière, lui rappelle-t-on!

L’élection du Président de l’Assemblée permettra de connaitre une partie du rapport de force existant entre les principales formations politiques, alors que la campagne du second tour pour l’élection présidentielle bat son plein.

LIRE AUSSI:Election du président de l'Assemblée: Possibilité d'un report ou d'un président provisoire?

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.

Retrouvez les articles du HuffPost Maghreb sur notre page Facebook.