ALGÉRIE
01/12/2014 12h:48 CET | Actualisé 01/12/2014 12h:48 CET

4.113 femmes au foyer victimes d'actes de violences en 2014

Wikimedia Commons

58% des agressions faites aux femmes ont eu lieu dans les foyers familiaux, selon Kheïra Messaoudène, commissaire divisionnaire chargée du bureau de la protection de l’enfance à la Direction générale de la Sûreté (DGSN), rapportée aujourd’hui 1 décembre par l’APS.

Les "problèmes familiaux" seraient les principaux "motifs" des actes de violence contre les femmes en Algérie, avec 4.113 cas durant les neufs premiers mois de l’année 2014, a-t-elle indiquée à l’issue d’une conférence de presse animée au Forum de la DGSN.

2.406 cas de violences faîtes aux femmes algériennes sont issus de “quiproquos”. 256 cas seraient liés à des “problèmes financiers” tandis que 210 cas sont d’ordre sexuel. 1.960 cas des actes de violences s’effectuent dans la rue, et 156 cas dans les milieux professionnels.

Mme. Messaoudène a indiqué que les agressions corporelles sont les plus récurrentes (5.163 cas). Les mauvais traitements (1.508 cas), les agressions sexuelles (205), les harcèlements sexuels (71 cas), les homicides volontaires (27 cas) et l’inceste (3 cas) sont les autres actes de violences subis par 7.091 femmes âgées entre 19 et 75 ans.

Soulignant la situation sociale des victimes, la commissaire divisionnaire de la DGSN a indiqué que 3.847 femmes sont mariées, 440 veuves et 751 divorcées. La majorité des actes de violences ont eu lieu à Alger, classée première avant les wilayas d’Oran et de Constantine.

Par ailleurs, 7.268 auteurs mis en cause pour ces actes ont été enregistrés. Ils sont âgés entre 19 et 75 ans, d’après la même source.

Malika Moussaoui, directrice chargée de la condition de la femme au ministère de la Solidarité nationale, a déclaré de son côté que “le projet de code pénal qui sera prochainement présenté devant le Parlement prévoit de nouvelles dispositions en matière de lutte contre les violences faîtes aux femmes”.

Le projet de code pénal stipulera de nouvelles dispositions quant à la prise en charge de certaines formes de violence inavouée, toutefois répandues dans la société. Il s’agit notamment de la violence conjugale et sexuelle dans les lieux publics et privés.

LIRE AUSSI: Pour Amnesty International, les Algériennes ne sont pas suffisamment protégées contre les violences

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